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Yannick Jadot regrette "que la droite qui se prétend républicaine ne fasse pas le déplacement" pour l'hommage aux victimes de l'attentat raciste à Trappes
Le sénateur écologiste, soutien de Raphaël Glucksmann pour l’élection présidentielle, dénonce le racisme "qui se répand dans les médias", après l'attentat raciste dans les Yvelines.
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Le sénateur écologiste de Paris Yannick Jadot dit regretter "que la droite qui se prétend républicaine ne fasse pas le déplacement" alors qu'un rassemblement a lieu à Trappes (Yvelines) vendredi 30 octobre contre le racisme et l'islamophobie. Il cible notamment Édouard Philippe et Gabriel Attal. "Ils ont aujourd'hui une relation, un rapport extrêmement dégradés à la lutte pour la République, à la lutte contre le racisme. Édouard Philippe, en plein mouvement lycéen, en plein mouvement social sur la vie chère, reprend l'idée de l'obsession de l'immigration", dénonce Yannick Jadot, sur franceinfo, évoquant une interview dans Le Point dans laquelle le candidat à l'élection présidentielle dit qu'il y a une sur-représentation "patente" des jeunes issus de l'immigration dans les violences en marge des manifestations.
Selon Yannick Jadot, "toute une partie de la droite aujourd'hui n'arrive pas à intégrer que des Noirs, des Arabes, des musulmans sont des Françaises et des Français. Je trouve ça indécent, d'une indignité extraordinaire. À tous les enfants de la République, nous devons protection, nous devons égalité des droits, nous devons promesse républicaine d'émancipation. Et vous avez toute une classe politique aujourd'hui qui joue sur la division de la société et qui n'arrive pas à dire qu'un Noir, un Arabe, un ou une musulmane, ce sont des Français et je trouve ça indigne au regard du moment politique que nous vivons."
Yannick Jadot réclame "un arsenal répressif beaucoup plus dur contre le racisme", notamment contre "ce qui se répand dans les médias", après l'attentat raciste dans les Yvelines. Le soutien de Raphaël Glucksmann pour l’élection présidentielle appelle à "réveiller l'Arcom", alors que "s'installe dans notre pays une forme de tolérance vis-à-vis de l'inacceptable".
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Le sénateur pointe particulièrement du doigt la chaîne CNews, dans le giron du milliardaire Vincent Bolloré. Pour lui, si des propos racistes sont tenus, il doit y avoir une "première sanction : une heure d'interdiction de diffusion, avec un bandeau sur l'écran noir de CNews 'Le racisme n'est pas une opinion, c'est un délit.'" Et en cas de récidive : "une journée" d'interdiction de diffusion, puis une "interdiction" pure et simple de la chaîne. "Il faut que l'Arcom fasse son boulot", lance le sénateur, selon qui "notre République est menacée, notre démocratie est menacée".
"Je ne veux pas par principe interdire CNews parce que ça appartient à un milliardaire xénophobe", selon Yannick Jadot. "Mais dès qu'ils font une faute, dès qu'ils laissent passer des propos racistes, on sanctionne, et s'ils ne se corrigent pas, ils dégagent", insiste-t-il.
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