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Actualité : Leasing social 2026 : Renault et Peugeot ferment les commandes, une seule marque française résiste
Elle avait été la star de l'édition 2025, la citadine que tout le monde s'arrachait. Trois mois après la relance du leasing social, la Renault 5 électrique a disparu de la vitrine, puis le reste de la marque au losange a suivi. Peugeot avait déjà baissé le rideau à la fin de l'été. Il reste pourtant des milliers de places à prendre et une seule marque française tient encore la boutique.
© Les Numériques - La Renault 5 E-Tech en teinte Vert Pop ! : victorieuse auprès des premiers souscripteurs du leasing social 2026, la citadine rétro affiche désormais complet.
Relancée le 16 juillet pour une troisième saison, la location sociale de voitures électriques devait permettre à 50 000 ménages modestes de rouler en électrique pour moins de 200 € par mois. 16 semaines plus tard, le compteur affiche 39 000 commandes, selon franceinfo. Les modèles les plus demandés, eux, se sont évaporés : à la fin octobre, plus aucune Renault ni Peugeot n'est proposée dans le cadre du dispositif.
Au lancement, l'affiche avait de quoi séduire. La Renault 5 E-Tech Evolution s'affichait à 139 €/mois, la Twingo E-Tech à 130 €, la Renault 4 à 170 € et la Mégane à 190 €. La citadine rétro a cédé la première : dès le 7 septembre, Renault ne proposait plus aucune de ses deux versions.
Fin octobre, la Twingo et la Renault 4 ont à leur tour quitté le dispositif. Selon L’Automobiliste, Renault invoque des capacités de production saturées et réserve ses volumes aux clients qui paient le tarif catalogue.
La Twingo E-Tech figurait parmi les offres les plus accessibles du leasing social 2026 à 130 €/mois, avant que Renault ne retire l'ensemble de ses modèles du dispositif.
Chez Peugeot, la page s'est tournée encore plus tôt. La marque s'est arrêtée à 5000 contrats pour préserver sa rentabilité, rapporte Automobile Propre, alors que ses e-208, e-2008 et e-308 étaient épuisées dès la fin août. Fiat, Jeep, Alfa Romeo, Lancia et Kia ont eux aussi fermé les commandes.
L'équation tient en deux chiffres. L'aide de l'État couvre 29 % du coût d'acquisition dans la limite de 6500 €, ou 9000 € si la voiture et sa batterie sont produites dans l'Espace économique européen. Le loyer, lui, plafonne à 200 €/mois sur au moins trois ans. Quand les chaînes tournent à plein, chaque Renault 5 cédée dans ces conditions ampute la marge.
Stellantis a fait le pari inverse, le groupe revendiquant 25 000 des 39 000 commandes, soit 64 % du total.
Les retardataires se tournent désormais vers la Citroën ë-C3, à partir de 94 €/mois, et sa déclinaison ë-C3 Aircross, à 181 €. Fin septembre, Mondial.paris recensait aussi l'Opel Frontera et le Hyundai Inster.