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Actualité : Télescope Swift de la NASA : où et quand va-t-il tomber ? Son robot de secours a déjà brûlé
Le robot envoyé à son secours s'est consumé dans l'atmosphère le 25 septembre. Son protégé le suit : le télescope spatial Swift de la NASA, 1,45 tonne, doit retomber mercredi 4 novembre, vers 9 h 30 à Paris, à onze heures près. Reste une inconnue : où atterriront ses pièces les plus résistantes ?
© NASA’s Goddard Space Flight Center Conceptual Image Lab - Vue d’artiste du télescope Swift en orbite autour de la Terre.
L'agence américaine a confirmé lundi 2 novembre la rentrée imminente de Swift, son observatoire consacré aux sursauts gamma, lancé le 20 novembre 2004. Sans moteur pour se maintenir en altitude, le satellite descend depuis que l'activité solaire a dilaté la haute atmosphère et accru les frottements. Le 20 octobre, à 275 kilomètres de la Terre, il volait trop bas pour garder ses télescopes braqués sur leurs cibles. La NASA a annoncé la fin de sa mission le 23 octobre.
L'essentiel de sa structure doit brûler pendant la traversée, mais certains composants devraient survivre. Son orbite, peu inclinée, cantonne les points de chute possibles à une bande comprise entre 20,6° de latitude sud et 20,6° de latitude nord. La métropole reste hors de cette zone. Cette bande, majoritairement océanique, englobe en revanche les Antilles, la Guyane et la Polynésie française.
En février déjà, un débris spatial incontrôlé de 11 tonnes avait fait l'objet d'une surveillance maximale en Europe, sans que l'on sache où il tomberait.
Le risque de blesser quelqu'un sur Terre atteint environ 1 sur 2 100, d'après la NASA. Darren McKnight, expert chez LeoLabs, une société qui surveille les objets en orbite, juge que l'engin devrait se désintégrer assez pour ne présenter aucun danger au sol. Il précise toutefois que l'intérieur de ses télescopes optique et X pourrait résister à la chaleur.
Pour éviter cette issue, la NASA avait confié 30 millions de dollars à la start-up américaine Katalyst Space Technologies. Son robot LINK, assemblé en neuf mois environ pour la mission Swift Boost et lancé le 3 juillet depuis les îles Marshall, devait saisir le télescope avec trois bras articulés pour le hisser plus haut.
Le 28 juillet, la NASA a révélé que deux des trois roues de réaction de LINK, qui orientent l'engin, étaient hors service, ce qui l'a plongé dans une rotation incontrôlée. L'opération a été annulée le 19 août. LINK s'est consumé dans l'atmosphère le 25 septembre, d'après Katalyst.
NASA and Katalyst Space have determined that Katalyst’s LINK spacecraft will not capture or boost our Swift observatory to a higher altitude to extend its science mission, due to an ongoing attitude control issue with the spacecraft. However, LINK will still attempt to conduct… pic.twitter.com/STMFzVdODX
Prévu pour travailler deux ans, Swift en a presque tenu vingt-deux. Son bilan scientifique affiche plus de 2 000 sursauts gamma détectés, plus de 1 400 supernovæ observées, environ 7 000 articles publiés et une archive de 12 téraoctets.