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Plusieurs avocats vont saisir la Cour de justice de la République contre le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, après les blessures infligées à des manifestants
Ils lui reprochent le recours à des "armes mutilantes" lors des récentes opérations de maintien de l'ordre.
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Plusieurs avocats annoncent qu'ils vont saisir, au nom de leurs clients, la Cour de justice de la République (CJR) contre le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, vendredi 6 novembre. Ils lui reprochent les ordres passés lors de la mobilisation lycéenne et des journées de mouvement social depuis le 17 octobre, en particulier concernant l'utilisation des armes intermédiaires dans le cadre du maintien de l'ordre, comme les grenades ou les LBD. Ces avocats représentent au moins 18 personnes blessées.
Le ministre de l'Intérieur "sait quels sont les dégâts qui vont être causés" en utilisant ces "armes mutilantes", a estimé Arié Alimi, l'un des avocats, qui représente plusieurs de ces victimes de blessures graves au cours des manifestations et blocages organisés depuis fin septembre. "Il y a une intention évidente de la part de Laurent Nuñez", a-t-il déclaré lors de cette conférence de presse dans les locaux de la Ligue des droits de l'homme à Paris, à laquelle franceinfo a assisté.
Jusqu'à présent "nous avons utilisé des qualifications graves (...), nous pensons aujourd'hui qu'il est impératif de viser celui qui est à l'origine des mutilations et des dégâts massifs, à savoir le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez", a précisé Arié Alimi. "Ces armes peuvent tuer", a expliqué l'avocat, qui revendique une démarche "solennelle, importante, collective".
La CJR est compétente pour des faits qui visent les ministres en exercice. La saisine qui vise le ministre de l'Intérieur concerne des faits de "violences ou tentative de meurtre par instigation, c'est-à-dire la complicité". "C'est lui qui donne les ordres et les faits commis par les policiers en manifestation résultent des ordres donnés", a exposé Arié Alimi. Les avocats ont aussi précisé qu'ils devaient recueillir le consentement de leurs clients avant de déposer cette plainte. "On va se donner 15 jours à trois semaines pour finaliser tout ça", a déclaré Arié Alimi.
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