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Modern Warfare 4 et SBMM : ce qu'un VPN change vraiment au matchmaking
Deux semaines après sa sortie, Call of Duty: Modern Warfare 4 concentre déjà les critiques autour d'un matchmaking jugé trop exigeant, d'autant que l'Open Matchmaking proposé dans Black Ops 7 n'a pas été reconduit. Le VPN revient donc dans toutes les discussions comme un moyen d'influencer la composition des lobbies, à condition de bien comprendre ce qu'il permet réellement, et ce qu'il ne fera jamais à votre place.
Disponible depuis le 23 octobre sur PC, PS5, Xbox Series et Switch 2, Modern Warfare 4 applique le Skill-Based Matchmaking (SBMM) à l'ensemble de ses modes multijoueur, sans playlist alternative au lancement. Un changement de cap notable pour les joueurs qui avaient pris goût aux salons Open Matchmaking clairement identifiés de Black Ops 7, et qui cherchent désormais d'autres façons de retrouver des parties un peu moins crispées.
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Le SBMM de Modern Warfare 4 ne se contente pas de regarder votre ratio éliminations/morts. Le système croise le ratio victoires/défaites, le score par minute, le niveau du joueur, le ping, le temps de recherche et le nombre de joueurs disponibles, auxquels s'ajoute le rang en Ranked Play, et il peut ponctuellement orienter vers des salons plus accessibles après une série de défaites. Infinity Ward avait bien testé l'Open Matchmaking pendant la bêta, mais n'a pas confirmé son retour depuis la sortie.
Sur les forums et les réseaux sociaux, beaucoup de joueurs décrivent une boucle épuisante d'éliminations et de réapparitions, avec le sentiment que chaque partie se joue comme une finale. Interrogé par IGN, le directeur créatif du multijoueur Joe Cecot estime qu'un matchmaking parfait n'est peut-être pas atteignable et précise que le studio ne détaillera pas le fonctionnement exact du système, ce qui laisse peu d'espoir d'un assouplissement rapide.
Pour comprendre où un VPN peut intervenir, il faut revenir au livre blanc publié par Activision en 2024 sur le matchmaking de Call of Duty. L'éditeur y explique que la qualité de connexion est le critère le plus déterminant, suivi du temps de recherche, la compétence n'étant qu'un facteur parmi d'autres comme la plateforme, le périphérique ou l'activation du chat vocal. Activision y reconnaissait aussi avoir mené des tests discrets en réduisant le poids du niveau, tests au terme desquels les joueurs concernés quittaient davantage de parties et jouaient moins longtemps.
Autrement dit, le jeu cherche d'abord à vous associer à des joueurs proches du même centre de données, puis à lancer la partie vite, et seulement ensuite à équilibrer les niveaux. C'est précisément sur ce premier étage, la localisation apparente de votre connexion, qu'un VPN peut jouer.
Soyons clairs d'emblée : aucun VPN ne désactive le SBMM, puisque celui-ci est calculé côté serveur par Activision à partir de vos statistiques de compte. En vous connectant à un serveur VPN situé dans une autre région, vous changez en revanche le bassin de joueurs dans lequel le matchmaking va puiser. L'idée défendue par de nombreux joueurs est que, dans une région où il est tard dans la nuit, la population disponible se réduit et le système, soucieux de ne pas allonger les temps d'attente, se montre moins regardant sur l'écart de niveau. C'est une logique cohérente avec les priorités affichées par Activision, mais l'effet n'est ni garanti ni documenté officiellement, et il varie fortement d'une session à l'autre.
Le revers est connu : faire transiter ses données par un pays lointain allonge mécaniquement le trajet, et donc la latence. Comme nous l'expliquions dans notre dossier sur l'intérêt d'un VPN pour Call of Duty, un