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Actualité : Qi2, MagSafe, Pixelsnap : on fait le point sur la recharge sans-fil des smartphones
Qi2, MagSafe, PowerSnap, Qi2 Ready… Les technologies de charge sans-fil évoluent, et leurs noms prêtent à confusion. Derrière ces appellations se cachent pourtant des différences majeures : vitesse de charge, compatibilité, fixation magnétique… De quoi s'y perdre — et risquer un achat inadapté. On vous aide à y voir plus clair et éviter les mauvaises surprises.
© Shutterstock - La charge sans-fil, ou les lois de l'attraction.
Pendant longtemps, la recharge sans-fil avait un défaut agaçant. Il suffisait en effet de poser son smartphone légèrement de travers pour ralentir la charge, voire l'empêcher de démarrer. L'arrivée des aimants a changé la donne. Désormais, l'appareil peut s'aligner automatiquement sur son chargeur, tenir sur un support et récupérer de l'énergie plus rapidement.
Cette évolution s'accompagne néanmoins d'un nouveau casse-tête : chaque fabricant y va de ses appellations, ses logos et ses promesses de puissance. Alors, que cachent réellement toutes ces technologies ? On vous explique tout.
Commençons par comprendre comment la charge sans-fil fonctionne. Une bobine dans le chargeur crée un champ magnétique, qu’une seconde bobine dans le téléphone transforme en courant. Le socle, lui, reste branché, évidemment. Si les deux bobines sont mal alignées, la charge ralentit et chauffe davantage.
Lancée en 2010 par le Wireless Power Consortium (WPC), la norme Qi a unifié la recharge sans-fil, sans résoudre le problème du placement. En 2020, Apple popularise la solution avec MagSafe sur l’iPhone 12. Des aimants guident alors le chargeur et permettent d’accrocher supports de voiture, batteries externes et porte-cartes.
Apple fournit ensuite cette technologie au WPC, qui lance le Qi2 en 2023 : un standard magnétique limité à 15 W. En juillet 2025 arrive Qi2 25W, tiré de la spécification Qi v2.2.1 et souvent appelé Qi2.2. Avec 25 W, le gain de puissance approche 70 %. Dans des conditions idéales, certains smartphones peuvent récupérer 50 % de batterie en 30 min à peine. La surveillance thermique et la détection des objets métalliques (FOD), pour éviter leur échauffement, sont renforcées. Mais 25 W reste un plafond, pas un débit constant.
Si la technologie est semblable, Apple garde le nom MagSafe, tandis que ses iPhone compatibles accueillent aussi les chargeurs Qi2 certifiés. Chez Google, la même logique magnétique s’appelle Pixelsnap depuis les Pixel 10, avec des aimants directement intégrés. Gare aux chiffres : le Pixel 10 Pro XL supporte 25 W, mais les Pixel 10, 10 Pro et 10 Pro Fold plafonnent à 15 W.
Le nombre d'aimants peut cependant varier d'un appareil à l'autre. Les iPhone 16 et Pixel 10 Pro XL disposent par exemple d'une accroche différente, avec une ouverture de l’anneau en haut à droite chez Apple et en haut à gauche chez Google. Trois petites bandes magnétiques sous le cercle maintiennent notamment les porte-cartes. Certains supports MagSafe verticaux tiennent donc moins bien le Pixel, même si la charge fonctionne.
Samsung joue une autre partition avec la norme Qi2 Ready sur ces Galaxy S25 et S26. L’électronique de recharge est là, mais pas les aimants sous le capot. Il faut donc une coque magnétique compatible pour obtenir le bon alignement. À noter que le Galaxy S26 Ultra peut atteindre 25 W avec l’équipement adéquat.