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Actualité : Ces voitures radars circulent sur les routes françaises en 2026 pour flasher en toute discrétion
Une vingtaine et plus d'anciennes voitures radars de la police et de la gendarmerie roulent maintenant pour le compte de sociétés privées. Des véhicules repérés ces dernières semaines sur les routes françaises avec leurs immatriculations. Il s'agit d'anciens modèles utilisés par les forces de l'ordre, remis en service pour flasher sans agent à bord.
Le programme DEXTER (Dispositif EXTERnalisé) encadre cette opération. En juillet 2019, le Conseil d'État a validé la conduite des voitures radars par des sociétés privées comme Mobiom ou Othua. On parle de Volkswagen Golf, de Skoda Octavia, de Peugeot 508, de Seat Leon et de Peugeot 308 reconvertis. Plusieurs sont entrés en service il y a une dizaine d'années. Certains modèles ont une dizaine d'années au compteur.
Pour pimper ces voitures, l'administration les fait passer dans des ateliers spécialisés. Et pour cause, ces véhicules n'ont pas agent à bord puisque l'on trouve chauffeurs salariés des sociétés privées. Les ateliers installent un kit d'externalisation complet. On trouve des caméras qui lisent la signalisation routière, un système GPS à précision métrique, un projecteur infrarouge fixé sur la lunette arrière et un boîtier électronique qui analyse les données du radar Gatso Millia en direct.
Bref, ces voitures gardent leur mission de contrôle, mais sous un autre statut. Il faut dire que les sociétés privées font rouler ces véhicules beaucoup plus longtemps que les forces de l'ordre. Selon le rapport parlementaire de l'Assemblée nationale, une voiture radar privatisée roule en moyenne 329 jours par an, et même 356 jours par an en Gironde. Pour rappel, les radars privés flashent dans les deux sens de circulation avec une tolérance de 10 km/h sous 100 km/h, et de 10 % au-delà.
Voici la liste des anciennes voitures radars identifiées sur les routes françaises en 2026 :
En clair, l'État allonge la vie de son parc automobile pour le rendre rentable au maximum au sein du privé. Et résultat, ces voitures glanent des amendes pour le compte de l'État.
Ces véhicules circulent dans toute la France, à l'exception de l'Île-de-France, de la Corse et de l'Outre-Mer. En 2018, la privatisation a démarré en Normandie. En 2020, le dispositif a rejoint les régions Bretagne, Pays-de-la-Loire et Centre-Val-de-Loire. En 2021, le Grand Est, les Hauts-de-France et la Bourgogne-Franche-Comté ont été ajoutés sur la liste.
Depuis 2025, les régions Auvergne-Rhône-Alpes, Occitanie et Provence-Alpes-Côte d'Azur sont couvertes. En gros, le dispositif a atteint la majeure partie du territoire hexagonal en sept ans. Pas d'écologie au programme, puisque la flotte ne compte aucun véhicule 100 % électrique en raison des temps de recharge incompatibles avec une utilisation intensive.
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