// CLUBIC — MOBILE & WEB
Test Yale Linus L2 Lite : la preuve qu'une serrure connectée entrée de gamme peut suffire
Yale verrouille des portes depuis plus de 180 ans. Avec la Linus L2 Lite, la marque ne vise pas l’expert domotique, mais celui qui n’a jamais connecté quoi que ce soit chez lui. Une serrure à 139 euros qui se pose sur le cylindre existant, et qui promet de rendre l’essentiel des services d’un modèle deux fois plus cher. Suffisant pour assurer la protection de son entrée ?
La plupart des serrures connectées que j’ai testées s’adressent à des gens comme moi : des bidouilleurs qui ont déjà un hub, deux assistants vocaux et une bonne quinzaine d’objets déjà installés dans la maison. La Yale Linus L2 Lite, elle, ne joue pas dans cette cour. Elle vise le très grand public, celui qui veut connecter sa porte d’entrée sans rien y comprendre, sans tournevis et sans changer de serrure. À 139 euros, soit moitié moins qu’une Nuki Smart Lock Ultra, elle se présente comme la porte d’entrée idéale vers la maison connectée.
Je l’ai installée il y a un mois sur la porte qui donne sur l’extérieur de ma maison, par-dessus le cylindre européen déjà en place, sans rien démonter (soit une serrure dite rétrofit). L’objectif : vérifier si l’un des tickets d'entrée les plus bas du marché chez les constructeurs établis tenait ses promesses au quotidien, ou s’il fallait quand même mettre le double pour être tranquille. Pour la plupart des gens, la réponse penche du bon côté.
Test réalisé sur un exemplaire prêté par le constructeur.
Une fois clipsée côté intérieur, la Linus L2 Lite se fait oublier. Le boîtier, tout en rondeurs, est compact, la finition argentée passe partout, et l’assemblage ne fait pas cheap. Pour de l’entrée de gamme, c’est du sérieux : rien dans l’objet ne trahit son tarif. C’est une bonne surprise, parce que c'est exactement sur ce segment que les fabricants ont l’habitude de rogner sur les matériaux.
La Linus L2 Lite est une serrure compacte qui s’oublie rapidement ©Mathieu Grumiaux pour Clubic
Yale a même soigné les détails. Une LED colorée à l’avant signale les actions de la serrure : vert quand la porte se déverrouille, rouge quand elle se verrouille, orange quand quelque chose cloche. Elle reste éteinte le reste du temps, et ne s’allume qu’au moment utile. C’est aussi discret que pratique pour obtenir l’état d’activité de la serrure d’un simple coup d’œil. Au centre, on retrouve le bouton pour activer l’ouverture et la fermeture de la porte d’une simple pression.
Un petit rappel lumineux bien pratique pour savoir si la porte est fermée ©Mathieu Grumiaux pour Clubic
Si les yeux sont ravis par l’esthétique de cette serrure connectée, les oreilles sont moins bien traitées. Le moteur s’entend. Vraiment. Bien plus qu’une Nuki, pour avoir les deux sous la main. Ajoutez à ça les petites mélodies stridentes à chaque action, et vous obtenez un récital à chaque passage de porte. J’ai coupé le son au bout de quelques heures. Rien de grave en soi, mais si vous rentrez tard et que la chambre jouxte l’entrée, toute la maisonnée connaîtra votre heure d’arrivée. Reste la molette physique que j’ai fini par adopter. Elle tombe sous la main, tourne avec ce qu’il faut de résistance, et je me surprends à m’en servir plus souvent que du moteur lui-même. Pour verrouiller d’un geste en partant, c’est devenu mon réflexe. J’y reviens plus bas.
Pour les accessoires, Yale fournit les trois piles nécessaires à l’alimentation, puisque le modèle n’embarque pas de batterie, et une clé Allen pour le vissage de la serrure connectée sur la porte.