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Ce que l'on sait des enquêtes sur l'incendie massif de la Gironde et sur le feu dans les Landes
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Des hypothèses accidentelles sont privilégiées pour expliquer le départ du feu mercredi à Saumos, en Gironde, ainsi que celui survenu jeudi près de Biscarosse, dans les Landes.
Il est "stabilisé" mais "pas fixé". L'incendie massif en Gironde, près du bassin d'Arcachon, se poursuit, lundi 27 juillet, a déclaré le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez. Quelque 42 000 hectares ont brûlé et les autorités redoutent l'arrivée d'une nouvelle vague de chaleur mardi. Juste au sud de cette région, dans les Landes, l'incendie de Biscarrosse était dimanche "mieux contenu mais pas fixé" non plus.
Incendies : suivez l'évolution de la situation en direct
Des hypothèses accidentelles sont privilégiées pour expliquer ces départs de feux, qui se sont ensuite très vite propagés. Deux enquêtes sont en cours, une dans chaque département, confiées aux brigades de recherches compétentes. Franceinfo résume ce que l'on sait, à cette heure, des investigations.
Comme on le voit sur notre carte, un feu s'est déclenché mercredi 22 juillet à la mi-journée à Saumos, un village situé entre Lacanau et Lège-Cap-Ferret, non loin du bassin d'Arcachon. La "zone de départ" a pu être identifiée : elle se situe en bordure de la route de l'Esquirot, a annoncé vendredi le procureur de Bordeaux dans un communiqué.
"L'incendie aurait été provoqué par l'emploi d'une machine de débroussaillage utilisée par les ouvriers d'une entreprise chargée de nettoyer les abords d'une ligne à haute tension pour le compte de la société Enedis", a détaillé Renaud Gaudeul, ce qui permet de privilégier l'hypothèse accidentelle. "Cette intervention était réalisée conformément au niveau de vigilance préfectorale, alors en vigueur, et aux règles applicables à ce type d'opération", a assuré Enedis à France Télévisions dans la soirée de vendredi.
Les forêts s'enflamment d'autant plus facilement que la végétation et les sols sont très secs depuis des mois, en raison d'une sécheresse accentuée par le réchauffement climatique et les récentes canicules exceptionnelles.
"Le feu semble bien avoir pour origine ce chantier, qui avait débuté juste avant", a confirmé, lundi, sur franceinfo, le procureur. Il a ensuite précisé à franceinfo que les ouvriers de l'entreprise de nettoyage avaient tous été entendus dans le cadre de l'enquête, dès mercredi. "D'après les premiers éléments, les intervenants n'ont pas violé la réglementation applicable à ce moment-là", a ajouté Renaud Gaudeul.
L'enquête, ouverte pour "destruction involontaire par incendie en milieu naturel", se poursuit, avec des investigations poussées, confiées à la brigade de recherches de la gendarmerie nationale de Lesparre-Médoc.