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Ce que l'on sait de l'attaque à la voiture-bélier et à l'arme blanche pendant la Marche des fiertés de Berlin
Au moins une personne est morte et 29 autres ont été blessées samedi après qu'un véhicule a percuté la foule participant à la fête. Le suspect a été tué dimanche lors d'une intervention policière.
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La communauté LGBTQIA+ prise pour cible. Une attaque à la voiture-bélier et à l'arme blanche a eu lieu en marge de la Marche des fiertés de Berlin, samedi 25 juillet, aux abords du parc Tiergarten, au cœur de la capitale allemande. Au lendemain de l'attaque, le ministre de l'Intérieur allemand, Alexander Dobrindt, a annoncé un bilan d'un mort et d'une trentaine de blessés. Un homme âgé de 21 ans, suspect de cette attaque, a été tué lors d'une opération de police dans un arrondissement de l'ouest de Berlin, ont annoncé les forces de l'ordre dimanche. Franceinfo fait le point sur ce que l'on sait de cette attaque.
Après avoir réuni des centaines de milliers de personnes dans les rues de Berlin, selon France 2, la Marche des fiertés s'achevait par un concert porte de Brandebourg, samedi, lorsque, vers 22 heures, la fête a brusquement basculé. "Malheureusement, nous sommes obligés de mettre fin à la représentation de façon anticipée en raison d'une situation difficile", alerte l'un des organisateurs de l'événement devant la foule. Au même moment, des messages d'évacuation retentissent dans les haut-parleurs : "Restez calmes, quittez les manifestations, mais évitez le parc."
A quelques centaines de mètres de là, dans le parc Tiergarten, près de la Lennéstraße selon le quotidien Tagesspiegel, une camionnette blanche a percuté plusieurs personnes sur son parcours. Ce véhicule immatriculé à Berlin a fini sa course dans un arbre et a été fortement endommagé par le choc. Le suspect a ensuite pris la fuite et s'est précipité "sur d'autres passants, armé d'une arme blanche (...), vraisemblablement une machette, et les a également grièvement blessés", a décrit Alexander Dobrindt, ministre de l'Intérieur allemand. Il a qualifié cette attaque d'"attentat terroriste islamiste".
Lors d'un premier bilan établi samedi, Dominik Pretz, porte-parole des pompiers de Berlin, faisait état d'un mort et de 16 blessés, dont trois qui étaient dans un état grave. La victime est une ressortissante polonaise, a confirmé le ministère des Affaires étrangères polonais. "Nous présentons nos plus sincères condoléances à la famille et aux proches de la défunte", a affirmé le porte-parole du ministère, Maciej Wewior, sur son compte X.
Dominik Pretz avait aussi précisé qu'une trentaine de témoins de la scène, choqués par ce qu'ils avaient vécu, avaient été pris en charge sur place. Au lendemain de l'attaque, le ministre de l'Intérieur a dressé un nouveau bilan faisant état d'un mort et de 29 blessés. Les trois blessés en état d'urgence absolue ne semblent plus être "en danger de mort", a annoncé le chancelier allemand, Friedrich Merz, lors d'un office religieux à l'église Sainte-Marie de Berlin, dimanche.
Le suspect de l'attaque a été tué dimanche soir par la police, selon les autorités. Il a été appréhendé dans un jardin ouvrier de Spandau, un quartier de l'ouest de la capitale allemande. "Selon les informations dont nous disposons à ce stade, [le suspect] aurait couru en direction de nos forces d'intervention muni d'une arme blanche", a précisé la police de Berlin sur X. Les membres de l'unité spéciale "SEK-Berlin ont alors fait usage de leurs armes à feu". Malgré l'intervention des pompiers, "l'homme est décédé sur les lieux", selon la police. L'individu, dont le ministre de l'Intérieur a dévoilé le nom, Abdul Ballout, était un "citoyen allemand d'origine libanaise" de 21 ans.
Son casier judiciaire fait état de sa "radicalisation et son appartenance au milieu islamiste", a ajouté Alexander Dobrindt. Le parquet a retracé, dans un communiqué, son parcours judiciaire : il a été condamné en mai 2026 pour avoir tenté de rejoindre l'Etat islamique en Syrie via le Liban, où il a été arrêté, puis