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Critique Spider-Man: Brand New Day – L’homme-araignée enfin remis sur pattes, mais toujours prisonnier du MCU
Tom Holland enfile à nouveau le costume de l'homme-araignée dans Spider-Man: Brand New Day, où il doit faire face à une menace plus redoutable que jamais. Voici notre critique du film, garantie sans spoiler.
Un lustre après le carton mondial de No Way Home et un grand final qui a permis au post-ado de retrouver son anonymat, le plus célèbre des super-héros de Marvel revient sur grand écran le 29 juillet dans une nouvelle aventure intitulée Spider-Man : Brand New Day.
Ce nouvel opus place Peter Parker face à ses propres démons, mais aussi à une multitude d'ennemis particulièrement dangereux. Voici notre critique, garantie sans spoilers.
Dans un monde qui ne se souvient plus de lui, Peter Parker poursuit sans relâche sa lutte contre la criminalité. Mais le sentiment d’abandon ressenti face à ses proches, qui avancent désormais sans lui, provoque chez le jeune homme un changement qu’il n’est peut-être pas en mesure de contrôler. Et pourtant, cette mutation pourrait être sa seule chance de s’opposer à un adversaire terrifiant, capable d’agir dans l'ombre et prêt à s’en prendre à la ville comme à tous ceux qui lui sont chers.
Tom Holland est de retour dans le costume de l'homme-araignée.
Après cinq ans d’absence, la petite araignée sympa du quartier revient avec un poids inhabituel sur les épaules. Si No Way Home offrait une forme de reboot au personnage imaginé par Stan Lee et Steve Ditko, il se retrouvait noyé dans une avalanche de fan-service, de scènes d'action dignes d'une cinématique PS4 et d’acteurs prisonniers du fond vert, dont on se demande encore s’ils ont vraiment partagé le même plateau.
Le départ de Jon Watts au profit de Destin Daniel Cretton, à qui l’on doit Shang-Chi et la Légende des Dix Anneaux (une Marvellerie certes mineure, mais rafraîchissante), promettait un vrai renouveau. Déjà soucieux d'offrir des scènes d'action mieux chorégraphiées et plus lisibles que la majorité des films du MCU, le réalisateur hérite ici d’une mission presque réparatrice : redonner à Spider-Man de la matière, des enjeux et, surtout, une vraie présence physique.
C'est en tout cas ce que laissait entendre la campagne marketing autour de Spider-Man: Brand New Day, et ce depuis le tournage à Glasgow. Cascades réalisées sur le plateau, New York reconstitué, silhouettes enfin ancrées dans de vrais décors : ce nouvel opus retrouve un goût de l’artisanat que les dernières productions Marvel semblaient avoir oublié. Une forme de mea culpa pour Sony qui, après avoir écorné son Spider-Verse avec d'infâmes navets (Venom, Morbius, Madame Web…), choisit ici de revenir aux fondamentaux.
Spider-Man doit faire face à d'étranges altérations de sa mutation.
Cette volonté se ressent dès les premières minutes avec un Spidey bondissant qui prête main-forte à la police contre des criminels en tout genre. Les séquences de voltige retrouvent d'ailleurs une fluidité, un élan et une lisibilité qui rappellent combien le personnage gagne à être filmé comme un corps en mouvement au milieu de la ville, et non comme une doublure numérique affrontant des créatures de l’espace.