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Ils ont des lésions d’Alzheimer mais pas de démence : des chercheurs ont découvert pourquoi
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Près de 1,5 million de personnes sont atteintes de la maladie d’Alzheimer et de maladies apparentées en France. Une nouvelle étude révèle pourquoi certains cerveaux semblent résister aux lésions de la maladie et conserver leurs capacités cognitives.
Comment certaines personnes peuvent-elles avoir dans leur cerveau les lésions typiques de la maladie d’Alzheimer sans perdre la mémoire ni développer de démence ? Une étude publiée dans Nature Medicine apporte une nouvelle piste. Une équipe internationale a découvert un changement important dans le comportement des microglies, les cellules immunitaires chargées de protéger le cerveau. Ce changement pourrait jouer un rôle décisif dans l'évolution de la maladie.
La maladie d'Alzheimer est notamment associée à l'accumulation de deux protéines anormales dans le cerveau : la protéine amyloïde-β, qui forme des plaques autour des neurones, et la protéine tau, qui s'accumule à l'intérieur de ces cellules.
Pourtant, certaines personnes présentent beaucoup de plaques amyloïdes dans leur cerveau tout en conservant une mémoire et des capacités de réflexion normales. Les scientifiques cherchent donc à comprendre ce qui permet à leur cerveau de résister.
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Les auteurs de cette nouvelle étude ont analysé des tissus cérébraux provenant de personnes âgées de plus de 80 ans, certaines atteintes de démence et d'autres non. Ils ont également étudié le cerveau de centenaires qui avaient gardé de bonnes capacités cognitives.
Grâce à des techniques permettant d'étudier l'activité des cellules et leur emplacement dans le cerveau, les chercheurs ont identifié six types de zones cérébrales. Ensemble, elles dessinent un parcours allant des premières modifications liées à la protéine amyloïde jusqu'aux lésions associées à tau et à la dégénérescence des neurones.
Les microglies, cellules immunitaires du cerveau, changent de comportement à mesure que la maladie d’Alzheimer progresse. Cette transition pourrait expliquer pourquoi certains cerveaux résistent à la démence malgré la présence de plaques amyloïdes. © Bas Moonen
Les chercheurs se sont particulièrement intéressés aux microglies. Ces cellules font partie du système immunitaire du cerveau. Elles surveillent leur environnement, éliminent certains déchets et participent à la protection des neurones.