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Incendies en Gironde : certains habitants du Cap-Ferret ne veulent pas partir
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Qu'ils aient peur pour leur habitation ou qu'ils restent mobilisés pour d'éventuelles reprises d'incendies, des habitants de la presqu'île du Cap-Ferret ne comptent pas évacuer, malgré l'atmosphère apocalyptique.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Le passage d'un hélicoptère de pompiers en direction du feu réveille la presqu'île endormie. En apparence, il n'y a plus âme qui vive dans les onze villages évacués, mais en cherchant un peu, on trouve Michel, 84 ans, caché sous son figuier. Il a décidé de rester : "La maison, ce n'est pas le plus grave, l'assurance marchera. C'est ce qu'il y a dedans, parce qu'il y a beaucoup de souvenirs, ça m'a retenu. J'ai eu peur, c'est vrai, mais j'ai encore peur parce que ça peut venir chez nous."
Michel vit à deux rues du bassin, à deux rues des vacances d'habitude. Mais le silence saisit, les bateaux ne bougent plus, les plages sont désertes. Au milieu de ce monde mis sur pause, nous croisons deux touristes, Corinne et Stéphane, des Robinson prisonniers depuis une semaine.
"On s'est couchés le jeudi soir. Comme on est en vacances, on avait éteint les téléphones. On dort de l'autre côté. A priori, il paraît que les gendarmes sont venus à la nuit, mais nous n'avons pas entendu l'alerte. Le lendemain matin, quand on s'est levés vers 9h30, il n'y avait plus personne, il n'y avait plus que nous. C'est une ambiance un petit peu à la série The Walking Dead parce qu'il n'y a personne dans la rue. Mais bon, à part ça, on ne va pas se plaindre par rapport à des gens qui ont tout perdu. On attend patiemment", indique la femme. Ils espèrent maintenant regagner Paris.
Les seuls à apporter une touche humaine dans ce paysage, ce sont les ostréiculteurs. Quelques-uns travaillent encore. Philippe, lui, trie son atelier. "On en profite pour réparer, faire des rangements. Surtout, on est restés dans les villages pour surveiller, pour éviter le vandalisme et, si le feu arrive, qu'on puisse être les premiers à le circonscrire", souligne-t-il. Au village de l'Herbe, en temps normal si fréquenté, tout s'est arrêté. Sans ses habitants, la presqu'île est fantôme. Sans ses vacanciers, la presqu'île est morte.
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