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Test Samsung Galaxy Z Fold 8 : c'est carré mon reuf
Révolution chez Samsung. Après sept itérations d’un Galaxy Z Fold retouché d’année en année, le Galaxy Z Fold 8 s’offre un nouveau format passeport et incarne les ambitions du sud-coréen : prendre de l’avance sur sa concurrence avant même qu’elle ait émergé.
L’Unpacked d’été 2026 organisé par Samsung constitue un tournant pour la marque. Son programme habituel divise sa gamme de smartphones pliants entre un modèle Fold au format très étiré et un Flip adoptant la gestuelle clapet qui séduit davantage les utilisateurs en quête de compacité.
Le Galaxy Z Fold 8 entend rebattre les cartes : pas tout à fait successeur du Z Fold 7, du fait qu’il inaugure un nouveau format, il adopte des mensurations bien plus contenues, proches de celles d’un passeport, induisant une nouvelle gestuelle. L’héritier du format du Z Fold 7, lui, prend désormais le nom de Z Fold 8 Ultra.
Résolument premium, le Galaxy Z Fold 8 est facturé au minimum 1999 € dans sa version 256 Go. Entre ses deux écrans Oled (un de 5,5 pouces, l’autre de 7,6 pouces exploitant une dalle Flex Titanium), son boîtier vitré, sa batterie inédite au silicium-carbone et sa puce Snapdragon 8 Elite Gen 5, le smartphone se veut sans compromis. C’est sans compter sur l’absence de téléobjectif et, bien sûr, sur toutes les questions que soulèvent son format presque carré inédit et ses éléments techniques tout aussi nouveaux.
Ce format passeport, c’est l’atout charme du Galaxy Z Fold 8. Le Galaxy Z Fold 7, bien plus étiré en hauteur, demande une gymnastique certaine aux petites mains pour atteindre la partie supérieure de son écran, notamment lorsqu’il est utilisé fermé. Et pour cause : il mesure 158,4 mm de hauteur.
Le Galaxy Z Fold 8 est pour sa part bien plus ramassé : il n’excède pas 123,9 mm de haut, ce qui permet de le balayer entièrement du pouce. Attention, il est aussi beaucoup plus large avec ses 8,19 cm une fois fermé, face aux 7,28 cm d’un Galaxy Z Fold 7 Ultra ou même les 7,81 cm d’un Galaxy Z 26 Ultra.
Concrètement, cela signifie qu’il est très facile d’atteindre le haut de l’afficheur du Z Fold 8 d’une main, mais que le pouce aura bien des difficultés à toucher les icônes situées sur le côté opposé de l’écran. Pour saisir des messages, mieux vaut donc s’y prendre à deux mains : la gestuelle BlackBerry est de retour.
Cet écran extérieur occupe un peu plus de 87 % de l’espace disponible et il est percé d’un poinçon accueillant un module photo pour selfies. Mais le Z Fold 8 n’est pas uniquement conçu pour être manipulé fermé : il n’a de sens que pour qui compte l’ouvrir et ainsi profiter d’un afficheur de 7,6 pouces occupant cette fois presque 90 % de la surface de l’appareil.
La finesse est de rigueur : le smartphone mesure 4,5 mm seulement (9,7 mm fermé), tout comme le Z Fold 7. L’écran interne fait presque entièrement disparaître la pliure centrale, ce que Samsung attribue à l’emploi de sa dalle Flex Titanium. Son ratio d’affichage 4:3 est particulièrement intéressant : lorsque le smartphone est tenu en mode portrait, il s’apparente à une liseuse franchement plaisante.
L’ergonomie du Galaxy Z Fold 8 est pour le reste assez similaire à celle du Z Fold 7. On retrouve un dos vitré mat aussi agréable que peu salissant, mais aussi des tranches en aluminium Armor aux couleurs assorties. Le lecteur d’empreintes digitales, intégré au bouton d’allumage, est logiquement très facilement accessible sous la barre de réglage du volume.