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Recharger sa voiture sur une prise vélo, est-ce légal ? Le cas Lidl
Plusieurs médias se font l’écho d’une astuce de charge gratuite : quelques mètres, une prise qui délivre du courant gratuit pour les vélos électriques, l’idée trotte forcément : et si on branchait la voiture, le temps des courses ? Trop beau, forcément.
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Certains parkings, dont ceux de Lidl, disposent d’arceaux pour vélos équipés de prises renforcées, sans badge ni paiement. Rien n’empêche physiquement d’y raccorder une voiture avec le bon câble. Le premier hic, c’est la puissance. Ces prises plafonnent autour de 1,6 kW. À ce rythme, on récupère une vingtaine de kWh en une dizaine d’heures de stationnement, là où une borne rapide en envoie autant en dix minutes. Un plein de 50 kWh sur une vraie borne Lidl coûte autour de 14,50 euros : le tarif est de 0,29 €/kWh en courant alternatif (et 0,39 €/kWh sur les bornes rapides en courant continu, hors promotion).
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Une nuance de taille : le tarif de 0,29 €/kWh appliqué partout, y compris sur les bornes rapides, était une promotion limitée dans le temps (jusqu’au 17 avril 2026). En temps normal, Lidl facture 0,29 €/kWh en courant alternatif (AC) mais 0,39 €/kWh sur ses bornes rapides en courant continu (DC). De quoi rappeler que le « vrai » plein payant reste, lui, parfaitement légal.
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Le raisonnement qui circule tient en une phrase : pas de barrière, donc pas d’interdit. Sauf que non. L’article 311-2 du Code pénal assimile au vol la soustraction frauduleuse d’énergie.
Le courant qui sort de la prise appartient au propriétaire des lieux, et détourner un équipement clairement fléché « vélos » pour autre chose, c’est précisément ce que vise le mot « frauduleuse ».
Sur le papier, la peine est lourde : jusqu’à trois ans de prison et 45 000 euros d’amende. Et le juge reconnaît le vol d’électricité depuis 1912, l’idée n’a donc rien de neuf.