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Test JBL Go 5 : une mini enceinte modernisée, efficace et nomade
Enceinte Bluetooth la plus simple et la plus abordable du catalogue JBL, la Go est un classique absolu pour les adeptes de pur nomadisme. Avec la nouvelle Go 5, la marque passe le cap symbolique du LE Audio. Pour le meilleur ?
Tenant dans la main, légère, la JBL Go 5 est loin du produit gadget. Waterproof, sans plastique réellement apparent, ce mini produit est une vitrine pour le constructeur, qui généralise enfin l’Auracast et l’interface audio via USB-C avec cette enceinte Bluetooth, sans délaisser sa patte sonore.
Bien sûr, la JBL Go 5 ne s’éparpille pas en luxe. Mais fort de son savoir-faire, la marque rend une copie plaisante. Ce petit parallélépipède 10.1 x 7.74 x 4.3 cm pour 230 g évite au maximum l’emploi de plastique dur. L’enceinte est principalement ceinturée d’un revêtement synthétique tissé agréable au toucher, et accueille des bords partiellement recouverts d’une zone amortissante en silicone, d’où des prétentions antichocs. Seule la connectique, symbolisée par le seul port USB-C, est placée sur un socle rigide (bien qu’assez doux au toucher). Quant au jeu de lumières, celui-ci se résume à deux bandes de leds RGB, programmables dans l’application.
Afin de ne pas perdre les anciens utilisateurs, la Go 5 reprend, à quelques détails près, les codes esthétiques de ses grandes sœurs Go 3 et Go 4. Cet héritage inclut la résistance avancée IP68 (poussières et immersions prolongées), le maximum de ce qui existe actuellement. Si nous devions trouver un bémol : le port USB-C n’est pas protégé par une trappe étanche.
Bien sûr, l’atout majeur de l’enceinte demeure sa compacité, puisqu’elle peut rentrer dans une grande poche sans trop de difficulté, et dans n’importe quel petit sac. La minuscule cordelette, pas aussi pratique que le mousqueton d’une JBL Clip, est quant à elle pensée pour s’attacher à d’autres éléments (type lanière, mousqueton, corde) ou faciliter la préhension.
Loin d’être un hub sonore, la JBL Go 5 va généralement au plus simple, mais bénéficie nettement de l’écosystème cohérent mis en place par la marque. Cet écosystème est ici symbolisé par l’application JBL Portable, très intuitive et ouverte à quelques réglages : égaliseur programmable 7 bandes, gestion des modes lumineux, et gestion des groupes.
C’est avec ce dernier mode que JBL prouve son avance sur la concurrence (quoique pas toute la concurrence), puisque Go 5 peut soit se lier à un second modèle identique pour un fonctionnement en stéréo, soit s’intégrer dans la fonction PartyTogether, qui intègre un nombre à peu près illimité d’enceintes JBL compatibles (de dernière génération donc). Ce principe de liaison multiple n’est pas nouveau, mais JBL délaisse, avec ses derniers produits, son système propriétaire pour l’Auracast… Mais lui aussi avec une dimension propriétaire.
Cette connectivité avancée va de pair avec une gestion du Bluetooth Classic (la branche non LE Audio) plus basique, puisque limitée aux codecs SBC/AAC. Au moins avons-nous le droit à du multipoint, et à l’appairage rapide (Google et Microsoft).
Concernant les commandes, rien de nouveau sous le soleil. La JBL Go 5 s’appuie sur une disposition qui a fait ses preuves. Sur la tranche supérieure, un trio de boutons en relief (dans le revêtement silicone) : volume - ; volume + ; bouton multifonction (lecture/pause/navigation). Sur la tranche gauche : on/off ; appairage Bluetooth ; et boutons Auracast. Ce dernier permet de déclencher ledit mode.
Très simple ? Pas complètement, du moins pas pour un néophyte. Le principe d’appairage stéréo, ainsi que l’Auracast, ont tendance à se chevaucher dans l’interface. Couper un mode pour en mettre un autre, ajouter une enceinte dans PartyTogether, et surtout arrêter la diffusion Auracast, sont des aspects pas complètement intuitifs.