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« Une priorité » : comment l’État va forcer (presque) tous ses services à passer à la voiture électrique
On le sait, les pouvoirs publics font tout pour inciter les automobilistes à passer à la voiture électrique. Le tout à grands renforts d’aides telles que la prime CEE ou encore le leasing social. En parallèle, l’État veut sanctionner ceux qui ne veulent pas opter pour cette motorisation, avec le malus écologique, entre autres. Et c’est la même chose pour les entreprises, désormais soumises à des quotas de plus en plus sévères. Le but ? Réduire la place des voitures thermiques sur les routes, même si Bruxelles envisage d’assouplir ses règles pour 2035.
Mais pour imposer l’usage de l’électrique à tous, encore faut-il que le gouvernement donne l’exemple et adopte aussi cette motorisation. C’est ce qu’il va s’atteler à faire, comme l’a confirmé Sébastien Lecornu. Le Premier ministre a signé il y a quelques jours une circulaire, qui était jusqu’alors passée assez inaperçue. Celle-ci a pour objet l’« exemplarité de l’État et de ses établissements publics dans la transition vers un parc automobile 100 % électrique ».
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L’idée est en fait très simple. Le document imposera à tous les services de l’État de passer à la voiture électrique à partir du 1er janvier 2027, soit dans à peine plus de six mois. La circulaire, publiée le 9 juin 2026, précise qu’à cette date, « 100 % des véhicules particuliers et utilitaires légers acquis par les services de l’État et de ses établissements publics devront être électriques ». Et ce « dès que les conditions d’opérations le permettent ».
Cette mesure s’inscrit dans le plan d’électrification présenté par Sébastien Lecornu le 10 avril 2026. L’objectif est alors de réduire la dépendance de la France aux énergies fossiles, mais aussi d’accélérer la transition vers une plus grande souveraineté énergétique.
Et désormais, l’État est bien décidé à montrer l’exemple pour le reste de la population. Mais dans quelle mesure s’appliquera cette nouvelle directive ? La circulaire précise que les services de l’État pourront acheter des véhicules neufs ou d’occasion, ou bien opter pour une location longue durée.
Le document précise que « cette obligation s’applique à l’ensemble des usages administratifs, y compris aux véhicules des membres du gouvernement et des préfets ». Par ailleurs, cette mesure est « plus exigeante que les dispositions actuellement en vigueur du Code de l’environnement ». Toutefois, il pourra subsister quelques exceptions. Les services de l’État n’optant pas pour la voiture électrique devront justifier ce choix par des contraintes liées à l’autonomie, l’intensité d’usage ou le caractère urgent des interventions.
Ce qui pourrait par exemple être le cas pour la police, bien que celle-ci possède déjà des voitures électriques, notamment à Paris. Par ailleurs, la circulaire rappelle que cette électrification devra « s’accompagner de mesures garantissant les conditions de l’utilisation effective des véhicules acquis ».
Cela concerne notamment l’installation de bornes de charge, mais aussi « l’accompagnement des utilisateurs, et du suivi des usages des véhicules électriques ». Le document se conclut en précisant que « chaque service de l’État […] doit désormais considérer l’électrification de son parc comme une priorité ».
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