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« Maserati n’est pas à vendre » : voici la stratégie du patron de Stellantis pour sauver la marque
On le sait, le groupe Stellantis n’est pas vraiment à la fête. Cependant, toutes ses marques ne sont pas logées à la même enseigne, bien au contraire. C’est ce qu’a confirmé son PDG Antonio Filosa, qui a récemment dévoilé un vaste plan de relance. Ainsi, l’accent sera mis sur quatre constructeurs, dont la firme tricolore Peugeot. Les autres marques se partageront le reste, comme Alfa Romeo ou encore DS et Lancia, sans oublier Maserati.
L’entreprise basée à Modène rencontre depuis quelques années des difficultés très importantes, qu’elle peine à surmonter. Ses ventes sont au plus bas, et l’arrivée des voitures électriques dans sa gamme n’a rien changé. À tel point que le constructeur est régulièrement contraint de brader sa gamme.
Et désormais, il veut tout faire pour tenter de survivre, comme l’a récemment confirmé Antonio Filosa. Lors d’une audition devant le Parlement italien à Rome le 17 juin 2026, rapportée par Automotive News Europe, il déclare que Maserati cherche de nouveaux alliés.
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Le patron explique que des discussions sont en cours « avec deux partenaires importants, qui peuvent nous apporter de la technologie, du développement et d’excellentes idées. » Pour le moment, leur identité n’est pas encore connue.
Mais une chose est sûre, Maserati n’est pas à vendre, et n’entrera pas dans le giron de BYD, comme cela avait un temps été évoqué. Même chose pour l’usine italienne de Cassino, où sont produits les Alfa Romeo Giulia et Stelvio aux côtés du Maserati Grecale. Filosa maintient que « Maserati n’est pas à vendre, c’est certain, Cassino n’est pas à vendre, c’est certain. »
Toutefois, l’homme d’affaires ne ferme pas la porte à l’idée de s’associer avec d’autres entreprises. Il affirme que « ce qui peut se produire à Cassino, comme ce sera le cas dans d’autres usines, c’est la mise en place de partenariats de coopération et de développement », comme on a pu le voir en Espagne, où les sites de Saragosse et de Madrid produiront des Leapmotor.
Il pourrait donc ouvrir les portes de son site italien à des constructeurs chinois, qui y produiront des voitures électriques. Une tendance qui s’accélère depuis quelques mois, alors que les marques traditionnelles possèdent des sites en sous-capacité.
Filosa a aussi précisé que tous ces partenariats suivraient le même schéma que les accords déjà signés avec les constructeurs chinois Leapmotor et Dongfeng : une coentreprise dans laquelle Stellantis garde la majorité, avec 51 % du capital. De quoi nouer des alliances technologiques sans céder le contrôle de ses sites ni de ses marques.
Par ailleurs, Maserati pourrait également s’associer avec les marques chinoises JAC et Huawei. Elles pourraient ainsi apporter leur expertise, notamment en matière de technologies embarquées.