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Incendies : un afflux de volontaires chez les sapeurs-pompiers
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Le courage et le dévouement des pompiers ont marqué les esprits cet été, au point de susciter des vocations. Pas moins de 10 000 Français ont d'ores et déjà passé le cap en se portant candidats pour devenir sapeurs-pompiers volontaires.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Des pompiers héroïques face aux brasiers, se donnant jour et nuit pour sauver des vies, des villages et des forêts. L'image est dans tous les esprits, au point de déclencher des vocations. Constance Béchu, par exemple. Elle a 26 ans, habite à Bordeaux (Gironde). Les incendies qui ont frôlé sa ville l'ont particulièrement marqué. "Le ciel sombre, l'odeur de fumée, puis après le ciel qui devient très rouge, très vif. J'ai des collègues qui ont été évacués. On ressent quand même la catastrophe", confie-t-elle.
Un déclic pour cette ingénieure, spécialisée dans les questions environnementales. Sa décision est prise : à la rentrée, elle présentera sa candidature pour devenir sapeur-pompier volontaire. "J'avais l'impression d'être impuissante et de ne rien pouvoir faire face aux événements. Je me suis dit que, peut-être, m'engager auprès des pompiers volontaires, ça peut être une forme d'action", poursuit-elle.
Comme elle, des centaines de volontaires sont en train de se signaler à travers la France. À 900 km de Bordeaux (Gironde), en Alsace, comme chaque année, les pompiers profitent de l'été pour aller à la rencontre des habitants. Au programme : prévention, mais aussi recrutement avec un succès frappant pour le statut de sapeur-pompier volontaire.
Un père de famille vient de s'inscrire. Est-ce le fait d'avoir vu les feux ? "Oui, c'est ça, les feux. Et aider les autres, faire partie de la communauté", avance-t-il. "L'actualité nationale nous a amenés à avoir 45% de demandes d'engagement supplémentaires. Pour nous, c'est très marquant cet engouement sur ce mois de juillet 2026", explique le lieutenant-colonel Martin Olivier, du service d’incendie et de secours du Bas-Rhin.
Si l'engouement est lié aux incendies, les pompiers rappellent systématiquement que 80% de leur activité est du secours à personne, comme "les accidents de la route, de la vie domestique, les malaises". Il y a aujourd'hui 200 000 sapeurs-pompiers volontaires en France. Si les nouvelles candidatures se concrétisent, leur nombre et leur présence sur le terrain pourraient bien augmenter.
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