// FRANCEINFO FAITS DIVERS — CRONACA
Les noyades en hausse de 14% par rapport à l’année dernière
Pour sauvegarder cet article, connectez-vous ou créez un compte franceinfo
Frédéric Boisset, Anne-Charlotte Hinet, Sébastien Renout
Adressez vos remarques à
Jérôme Cathala
Les fortes chaleurs ont des conséquences tragiques. Le nombre de noyades est en hausse de 14 % par rapport à l’année dernière. Un petit garçon de 4 ans est mort samedi 8 août dans un étang de Moselle.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Le drame s’est joué en quelques minutes. À Langatte, en Moselle, peu avant 19 h 30 samedi 9 août, un garçon de 4 ans se noie. Il vient d’échapper à la surveillance de ses parents. Il jouait sur l’aire de jeux de la plage aménagée, non surveillée à cette heure-là.
Le maire de la commune s’est précipité sur place. "Il y avait un médecin et des infirmiers qui ont commencé une réanimation. Je suis venu sur place avec le sac de secours de la commune, mais malgré toutes les tentatives, il était trop tard pour réanimer l’enfant", déplore Jérôme Ditsch, maire de Langatte.
Dimanche matin, sur les lieux mêmes de l’accident, les visiteurs sont de retour avec une vigilance accrue. "Je me suis posé la question si j’allais venir ou pas. En plus, je suis toute seule avec la petite. Mon mari n’est pas là aujourd’hui", partage une femme. Samedi soir encore, dans un étang près de Lyon, une fillette de trois ans a frôlé le pire. En arrêt cardio-respiratoire, elle a pu être réanimée par les secours.
En deux mois et demi, depuis le début des vagues de chaleur, 925 noyades ont été recensées, dont 274 mortelles. C’est 14 % de plus que l’année passée. Alors la vigilance est partout, même à Paris. La brigade fluviale patrouille sur la Seine et sur la Marne. Sur place, la baignade est interdite et dangereuse avec les courants et la circulation des bateaux. Avec les fortes températures, la police voit les baigneurs sauvages se multiplier et prendre des risques. "On a surtout certains baigneurs qui sautent depuis des points hauts. On a déjà rencontré des cas où des jeunes restaient coincés dans la vase et sont noyés comme ça", rapporte la commandante Sophie Malherbe-Mahieux.
Se baigner dans une zone interdite ou malgré un drapeau rouge est désormais passible d’une amende de 68 euros contre 38 auparavant.