// FRANCEINFO FAITS DIVERS — CRONACA
VIDEO. "J'ai vu les murs commencer à craquer" : en Colombie, un séisme meurtrier dévaste l'ouest du pays
Pour sauvegarder cet article, connectez-vous ou créez un compte franceinfo
Frédéric Boisset, Anne-Charlotte Hinet, Sébastien Renout
Adressez vos remarques à
Jérôme Cathala
L'ouest de la Colombie a été frappé par un séisme de magnitude 7,4, lundi. Au moins 111 personnes ont été tuées, selon un bilan provisoire communiqué dans la soirée.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Les images filmées dans la ville touristique de Pereira (Colombie) sont saisissantes. Sous le regard affolé de Colombiens qui s'agrippent les uns aux autres pour ne pas tomber, un pan entier d'une église s'effondre, puis un autre. En quelques secondes, la façade tombe en ruine. Un peu plus loin, un immeuble cède, lui aussi, sous la violence des secousses, contraignant les habitants à fuir dans un impressionnant nuage de poussière. L'aéroport de la commune a été dévasté.
Dans la matinée du lundi 10 août, un puissant tremblement de terre de magnitude 7,4 a secoué la Colombie. Son épicentre se situe dans le département du Chocó, à l'ouest du pays. Plus au sud, à Cali, un hôpital n'a pas pu être évacué à temps. Dans un autre établissement de la ville, un infirmier appelle à l'aide : "Toutes les personnes qui peuvent venir aider, venez rapidement !" Plusieurs personnes sont piégées sous les décombres, selon les autorités. "Actuellement, nous avons au moins 20 structures effondrées dans la ville de Cali", a déclaré Alejandro Eder, maire de la commune.
Lundi après-midi, les habitants restaient dehors dans la crainte de secousses. Certains ont eu la peur de leur vie. "Je me suis dit : 'Je risque de mourir'. J'habite au 8e étage d'un immeuble, j'ai vu les murs commencer à craquer, il y a une possibilité que tout ça tombe", témoigne Diana Valderrama, journaliste colombienne. Le puissant séisme a été ressenti jusqu'en Equateur, au Panama et au Venezuela.
Vous pouvez désormais privilégier l'affichage des articles de franceinfo dans les résultats de recherche Google. Comment ça marche ?
"Le trafic de drogue est alimenté par ces bateaux" : au Portugal, les forces de l'ordre traquent les "narcolanchas"