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Gmail : Pangram teste un filtre qui classe les mails écrits par IA en spam
Des mails indésirables, vous en recevez probablement plusieurs par jour. Heureusement, les filtres de nos messageries se sont perfectionnés avec le temps et, sauf rares exceptions, ils atterrissent directement dans le dossier « Spam » de votre boîte.
C’est particulièrement utile pour les mails étant en réalité des tentatives d’escroquerie. Mais aujourd’hui, il existe un autre type de correspondance numérique dont on se passerait bien : les messages écrits en totalité ou en partie par l’intelligence artificielle, généralement peu intéressants.
Pangram, une entreprise proposant des outils pour détecter les contenus générés par IA, est justement en train de tester un filtre qui s’occuperait d’analyser votre boîte Gmail. Voyons comment cela fonctionne.
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Découvert par la chercheuse en sécurité Jane Manchun Wong, le système n’est pas encore finalisé. L’idée est de connecter Gmail à Pangram à travers le protocole Google OAuth. Pour rappel, il permet d’associer une application tierce à son compte Google sans qu’elle puisse voir ou stocker votre mot de passe.
Ensuite, Gmail envoie une notification à Pangram chaque fois qu’un mail est reçu. Les outils d’analyse se lancent alors. À la fin du processus s’affiche un score, en pourcentage, déterminant la probabilité que le mail ait été écrit entièrement par une IA, avec l’aide d’une IA, ou entièrement par un humain. C’est ce que fait déjà Pangram avec les images, les documents, les pages Web et les posts sur les réseaux sociaux notamment.
La différence, c’est qu’au lieu d’être purement informatif, le score détermine ici ce qui sera fait du mail. Il pourra rester dans la boîte de réception, être placé dans le dossier Spam ou dans la Corbeille. À ce stade, on ne sait pas s’il sera possible de déterminer manuellement un pourcentage minimum pour déclencher le filtrage.
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En revanche, on sait que l’utilisateur aura plusieurs fonctions de contrôle à sa disposition, comme pour un filtre Gmail classique. Par exemple exclure des expéditeurs, des noms de domaines ou encore des listes de diffusion de l’analyse. Un écran résume le nombre de mails traités, avec les classifications associées et les actions entreprises le cas échéant. Une liste de ceux qui envoient le plus de mails écrits par l’IA est également présente.
Si la perspective d’automatiser le filtrage de ces spams d’un nouveau genre est alléchante, il faut bien comprendre qu’ici, tout se passe sur les serveurs de Pangram. D’après sa politique de confidentialité actuelle, l’entreprise collecte les textes qu’on lui soumet pour analyse, ainsi que des métadonnées sur les clients enregistrés. Le contenu transmis reste stocké tant que l’utilisateur ne l’efface pas manuellement. Il n’est pas utilisé à des fins publicitaires ou pour entraîner des modèles d’IA.