// FRANDROID — INTELLIGENZA ARTIFICIALE
129 marques de voitures électriques en Chine, bientôt 15 : pourquoi ça vous concerne en Europe
Il y a un chiffre qui résume, mieux que n’importe quel rapport ou étude, ce que traverse l’industrie automobile chinoise en ce moment : 129. C’est le nombre de marques de véhicules électriques et hybrides rechargeables qui opéraient sur le marché chinois à la fin de l’année 2025, selon le cabinet AlixPartners.
Attention, ce ne sont pas des start-ups sans produits ni des projets sur papier comme on a pu le voir après la pandémie, où une nouvelle marque chinoise naissait quasiment chaque semaine. Il s’agit de constructeurs avec des usines, des modèles en concession et des clients. Pas beaucoup pour certains, mais des clients quand même.
Pour donner une idée de l’échelle, l’Europe entière, continent historiquement de l’automobile, n’a jamais approché ce nombre de constructeurs actifs simultanément, même à l’époque de ses grandes heures industrielles.
Actuellement, en synthèse, l’Europe compte environ 35 à 40 marques selon qu’on intègre ou non certaines sous-marques (Maybach et AMG chez Mercedes) et les constructeurs ultra-confidentiels. La Chine a construit en moins d’une décennie un écosystème que le reste du monde aurait mis un siècle à assembler. Le problème, c’est qu’elle l’a peut-être construit trop vite.
En effet, plusieurs analystes estiment qu’une quinzaine de groupes seulement concentreront la majeure partie de la rentabilité du secteur d’ici quelques années. 15 sur 129 ? Et les autres dans tout ça ? L’industrie elle-même ne se fait plus beaucoup d’illusions sur leur sort.
Ce diagnostic vient d’une étude du cabinet AlixPartners, rapportée par Reuters à l’été 2025 : sur les 129 marques recensées, seules 15 devraient rester financièrement viables d’ici 2030, en captant environ 75 % du marché chinois des véhicules électriques et hybrides rechargeables. C’est cette projection qui sert de fil rouge à tout le mouvement de consolidation décrit ici.
Pour comprendre pourquoi autant de marques vont disparaître, il faut d’abord comprendre dans quelle dynamique elles se trouvent prises. BYD a enclenché en 2023 une série de baisses de prix qui a forcé l’ensemble du marché à réagir. Nio, Xpeng, Leapmotor, Zeekr… toutes ont dû rogner leurs marges pour ne pas perdre de terrain.
Tesla, depuis son usine de Shanghai, a fini par faire de même. Le phénomène est d’ailleurs assez paradoxal. On vend davantage de voitures, mais on gagne moins d’argent à chaque vente. Parfois, on en perd. C’est là qu’entre en jeu un concept que les Chinois eux-mêmes ont formalisé sous le terme « neijuan » (内卷), qu’on pourrait traduire par « involution » ou « spirale d’hyper-compétition ».
L’idée est relativement simple : tout le monde travaille plus, investit plus, baisse ses prix davantage, pour gagner proportionnellement de moins en moins. Une course dans laquelle personne ne peut vraiment s’arrêter, sous peine d’être éliminé, mais dans laquelle continuer ne garantit pas non plus de survivre.
Jusqu’au 28 juin, profitez de 15 % de réduction sur le preneur de notes IA le plus avancé au monde. Il enregistre vos réunions, les transcrit et les synthétise pour vous : il suffit d’appuyer sur un bouton. Déjà plus d’un million d’utilisateurs !