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Actualité : PS6 : Sony refroidit les espoirs d’une sortie rapide, on vous conseille de garder votre PS5 bien au chaud
Sony vient de doucher les attentes autour de la PS6. Le constructeur japonais n’a toujours fixé aucune date de lancement pour sa prochaine console, tandis que les difficultés d’approvisionnement en composants repoussent les projections vers 2028, voire au-delà.
© Concept Creator / YouTube - Un concept très chic de PS6.
Sony refroidit les attentes autour de la PS6. Interrogé par le Wall Street Journal, Hiroki Totoki, patron de Sony Group, confirme qu'aucune date de lancement n'est arrêtée en interne, un aveu qui achève de fragiliser l'hypothèse d'une arrivée en 2027.
La cause tient en un mot : la mémoire. La demande liée à l'intelligence artificielle assèche l'offre de DRAM, fait grimper les coûts et pèse sur le titre Sony, en recul d'environ 2,5 % sur un an. Le groupe a déjà relevé le prix de la PS5 partout dans le monde, France comprise, où la console standard grimpe à 649,99 €, preuve que la flambée tarifaire de la PS6 relève déjà de l'évidence.
Indice plus parlant encore : Sony a officialisé l'arrêt de la production de disques physiques pour les nouveaux jeux dès janvier 2028. L'analyste Piers Harding-Rolls y voit un signal fort, cette échéance verrouillant de facto une arrivée de la console au plus tôt en 2028, probablement sans lecteur optique sur le modèle de base. Sony reste muet, mais les premiers éléments connus sur la future console laissent penser que ces deux annonces ne doivent rien au hasard.
La PlayStation 5, lancée en novembre 2020, pourrait régner jusqu'en 2029 selon les projections de plusieurs analystes.
Certains évoquent même un report jusqu'en 2029, un scénario minoritaire face à l'horizon 2028, mieux étayé.
Ce délai profite à la PS5, portée par Grand Theft Auto 6, désormais fixé au 19 novembre 2026. Sony gagne du temps pour affiner l'architecture de sa prochaine machine, sécuriser ses approvisionnements et étaler la transition, sans imposer nouvelle console et fin du disque au même moment.
Cette prudence nous semble plus rationnelle qu'alarmante : Sony gère un cycle industriel sous contrainte réelle, et précipiter une console mal calibrée coûterait bien plus cher, à l'entreprise comme aux joueurs, qu'un report assumé. La fin annoncée du disque confirme surtout que la marque construit sa prochaine génération autour des coûts, avant même de penser à la puissance brute.
Reste un vrai motif de vigilance : chaque mois d'attente supplémentaire nourrit le risque d'un prix de lancement hors de portée pour une partie du public (il suffit de voir le prix de lancement de la Steam Machine). Nous continuerons donc à suivre ce dossier de près, en particulier sur le terrain du tarif final, probablement le véritable enjeu de cette génération.