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Interrogé, Copilot livre ses propres failles aux pirates informatiques
Selon les chercheurs de Varonis Threat Labs, une technique baptisée meta-hacking a permis d’amener Microsoft Copilot à révéler lui-même des commandes de développeur normalement cachées aux utilisateurs.
Aussi étonnant que cela puisse paraître, en posant les bonnes questions à l’assistant, les analystes ont réussi à faire apparaître des paramètres d’URL non documentés, dont un certain autorun=1, capable de déclencher l’exécution automatique d’un prompt dès le chargement d’une page, sans aucune confirmation de l’utilisateur. C’était la porte d’entrée principale de l’attaque, désormais désignée sous le nom de CoSnitch.
Une fois cette porte identifiée, les chercheurs ont construit une chaîne d’attaque complète. Dès que la victime cliquait sur le lien piégé, un prompt injecté s’exécutait au sein de sa session Copilot authentifiée, sans qu’aucune action supplémentaire ne soit nécessaire.
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Ce prompt pouvait ensuite interroger les applications connectées au compte, telles que Gmail, Google Drive ou OneDrive, pour en extraire des informations sensibles. Les données récupérées étaient alors encodées dans une URL et transmises vers un serveur contrôlé par l’attaquant, via la fonction de récupération d’URL intégrée à Copilot.
La troisième partie de la faille concerne la mémoire permanente de Copilot. Une page web piégée, une fois résumée par l’assistant, pouvait injecter des instructions malveillantes directement dans le stockage mémoire de la victime. Or, selon Varonis, cette injection survivait à un changement de mot de passe, à une révocation de session ou même à un réenrôlement complet de l’appareil, la rendant ainsi particulièrement difficile à éliminer une fois installée. CoSnitch diffère ainsi des attaques classiques de phishing, où un simple changement d’identifiants suffit généralement à couper l’accès de l’attaquant.
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Dernièrement, Copilot a connu une série de vulnérabilités. Ainsi, en juin 2025, la faille EchoLeak avait déjà démontré la possibilité d’une attaque zero-click sur l’assistant. En janvier 2026, Reprompt avait exploité un mécanisme comparable de paramètre transformé en prompt pour exfiltrer l’historique des conversations d’un utilisateur.
Plus récemment, en juin 2026, la faille SearchLeak, jugée critique et référencée sous le numéro CVE-2026-42824, avait ciblé la version Entreprise de Copilot en combinant injection de paramètre, condition de course et contournement de politique de sécurité, comme le détaillaient nos confrères de Numerama. Concernant CoSnitch, Microsoft a publié un correctif après avoir désactivé la saisie directe de texte via les URL, ce qui complique de telles attaques. Selon Varonis, aucune exploitation active de cette faille n’a été recensée avant sa correction.
Varonis a signalé CoSnitch à Microsoft dès décembre 2025. L’éditeur a d’abord neutralisé l’exécution automatique des prompts en février 2026, avant de déployer le correctif complet le 18 août 2026, soit environ huit mois après le signalement initial.