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Actualité : Les voitures électriques chinoises, c’est non pour ce gros assureur européen : voici pourquoi ça ne vaut pas le coup
Aux Pays-Bas, l’un des plus gros assureurs du pays a fait le choix de ne plus assurer certaines voitures électriques chinoises, ne jouant pas le jeu des garanties d’après-vente et de la disponibilité des pièces détachées.
© William Barton/Shutterstock - Un assureur se rebelle face aux modèles chinois de certaines marques, irréparables après un simple accrochage.
Les marques chinoises déploient leurs voitures électriques à vitesse grand V sur le Vieux Continent. Cependant, le service après-vente ne suffit pas pour convaincre les assureurs. L’un des plus connus aux Pays-Bas a d’ailleurs décidé de ne plus assurer certaines d’entre elles à cause de cela. Voici pourquoi la pilule ne passe pour ces professionnels des sinistres routiers.
De plus en plus sur nos routes européennes, les voitures électriques chinoises n’en finissent pas de séduire grâce à leurs tarifs compétitifs. Pourtant, le milieu de l’assurance commence à leur poser problème. Aux Pays-Bas, un premier acteur, la compagnie Univé, a en effet frappé un grand coup en refusant d’accorder une couverture tous risques à plusieurs modèles chinois, se limitant dans certains cas à la simple responsabilité civile.
En cause ? Un désert logistique côté SAV et un cruel manque de pièces détachées. Lorsqu’un accrochage survient, l’absence de stock pour des éléments aussi basiques que des pare-chocs, des capteurs ou des composants électroniques plonge les réparateurs dans l’impasse. Comme le souligne Henkjan Matthijs, responsable mobilité chez Univé : “si les pièces ne sont pas là, et qu’il y a des dommages sur une voiture, cela devient très compliqué de la réparer”.
Face à l’impossibilité matérielle de chiffrer les délais et les coûts de remise en état, les assureurs préfèrent ainsi couper court au risque. Une situation qui amène à immobiliser ces véhicules pendant des mois, voire à les déclarer économiquement irréparables pour des dégâts minimes.
Les marques suivantes sont précisément abandonnées par Univé : Hongqi, Changan, Voyah, KGM, Leapmotor, Vinfast, Jaecoo, MHero et Omoda. D’un autre côté, les constructeurs les mieux implantés, à l’instar de MG ou BYD, s’en sortent chez l’assureur grâce à leur réseau de distribution plus mature.
Du côté des professionnels de l’automobile, la Bovag, la principale fédération néerlandaise de la mobilité, qualifie cette mise en garde de “largement exagérée”, estimant que les difficultés d’approvisionnement touchent l’ensemble de l’industrie et ne sauraient pénaliser uniquement les nouveaux entrants.
Pourtant, l’assurabilité de ces véhicules reste un signal fort envoyé aux constructeurs. Pour les compagnies, le message est limpide : “ne vous contentez pas d’envoyer une cargaison de voitures neuves, assurez-vous aussi que le service après-vente est au point”, conclut le représentant d’Univé.
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