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Test Google Pixel 11 Pro : la révolution attendra
Le Pixel 11 Pro joue la carte de la continuité, mais Google a glissé sous le capot plusieurs évolutions bien senties. Nouveau processeur Tensor G6, volet photo optimisé et IA omniprésente : assez pour faire oublier son air de déjà-vu ?
Depuis deux ans, Google choisit le cœur de l’été pour présenter ses nouveaux smartphones. Cette fois encore, la firme de Mountain View profite de la mi-août pour dévoiler sa nouvelle génération avant les traditionnelles annonces d’Apple à la rentrée. La famille Pixel 11 réunit quatre appareils : Pixel 11, Pixel 11 Pro, Pixel 11 Pro XL et Pixel 11 Pro Fold.
Le modèle Pro qui nous intéresse ici est lancé à partir de 1199 € pour 256 Go, soit le même prix que le 10 Pro à stockage équivalent. Exit donc la déclinaison 128 Go. En revanche, si la RAM atteint jusqu’à 16 Go, la version 256 Go de stockage doit cette fois se contenter de 12 Go de mémoire vive. Un arbitrage sans doute inévitable en ces temps de crise des composants.
À gauche, le Pixel 10 Pro ; à droite, le nouveau Pixel 11 Pro.
Le nouveau venu reprend l’écran Oled de 6,3 pouces et l’approche générale du Pixel 10 Pro, tout en faisant évoluer l’essentiel sous la coque. La puce Tensor G6 fait son entrée, la batterie adopte la recharge sans-fil Qi2.2 et le trio photo se perfectionne, tandis que l’autonomie, les performances, la robustesse et les outils d’IA profitent également d’ajustements.
Pas de grands chamboulements, certes, mais une génération pensée pour affronter une concurrence toujours aussi agressive sur le marché de l’ultra-premium, en jouant la sécurité. Il se frotte ainsi aux Samsung Galaxy S26+, Honor Magic 8 Pro et Xiaomi 17 Ultra. Le Pixel 11 Pro est donc passé par nos labos pour vérifier si ses rares améliorations ne remettent pas en cause sa raison d’être.
Le Pixel 11 Pro conserve à peu de choses près le gabarit de son prédécesseur (152,7 x 71,9 x 8,4 mm), mais un petit régime lui permet d’afficher 204 g sur la balance (contre 207 g pour le Pixel 10 Pro et 197 g pour Pixel 11 classique). Le cadre métallique, les tranches plates et le dos en verre mat composent un ensemble sobre et soigné. Cette finition arrière limite aussi les traces de doigts, offrant ainsi un peu de répit aux habitués des fast-foods.
À l’avant, l’écran Oled de 6,3 pouces profite de bordures très fines et occupe plus de 87 % de la façade. La dalle et le dos sont par ailleurs protégés par du verre Gorilla Glass Victus 2, mettant l’appareil à l’abri d’un coup de clé malencontreux. Sous l’écran prend place un lecteur biométrique très réactif, tandis que la certification IP68 assure la résistance à l’eau et à la poussière. Mieux vaut quand même éviter un shooting photo sous-marin.
Le bloc photo concentre justement l’essentiel des évolutions. Il adopte en effet une surface noire entièrement vitrée, sans séparation visible, entourée de métal poli. Des leds colorées encerclent désormais le flash : elles peuvent prévenir d’un appel, attribuer une couleur à certains contacts ou signaler une interaction avec Gemini. Si le bloc dépasse davantage que celui du Pixel 11 standard, et même par rapport à son devancier, le terminal reste stable une fois posé à plat.
Les commandes restent sur la tranche droite. Le bouton d’alimentation peut aussi lancer Gemini, même si sa position n’est pas idéale pour les mains les plus menues. Côté connectique, Google prévoit un emplacement nano-SIM, la compatibilité eSIM, le wifi 7 et le Bluetooth 6.0. Visuellement, les changements restent très mesurés face aux Pixel 10 Pro et même 9 Pro : hors coloris et ajustements autour des caméras, la continuité domine.