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Meurtre de Thomas à Crépol : des avocats de la défense demandent la récusation des juges d'instruction et la nullité de la circonstance aggravante de "racisme anti-blanc"
Me Elise Rey-Jacquot et Me Bilel Hakkar estiment qu'aucune investigation récente n'a été menée sur cette notion et exigent que les témoins soient réentendus et confrontés aux mis en examen.
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Les avocats de trois mis en examen dans l'affaire du meurtre de Thomas à Crépol (Drôme) en 2023 demandent la récusation des juges d'instruction dans ce dossier ainsi que la nullité de la circonstance aggravante de "racisme anti-blanc", a appris l'Agence Radio France auprès de l'avocate Elise Rey-Jacquot, confirmant une information de BFMTV. Les conseils ont déposé, dans la matinée du mercredi 19 août, deux requêtes : l'une auprès du premier président de la cour d'appel de Grenoble et l'autre auprès de la chambre de l'instruction.
Meurtre de Thomas à Crépol : la circonstance aggravante de racisme retenue par les juges d'instruction
Les deux avocats reprochent aux juges d'instruction d'avoir étendu, le 23 juillet 2026, les chefs d'accusation à la circonstance aggravante de racisme contre "la prétendue race blanche et la nation française". Ces derniers ont requalifié les chefs d'accusation des 14 mis en examen sur la base d'une dizaine de témoignages faisant état de propos hostiles aux blancs à la fin du bal du village, lors duquel est mort Thomas Perotto.
Des témoignages "dont la plupart se contredisent", conteste, auprès de l'Agence Radio France, l'avocate de la défense Elise Rey-Jacquot. Elle et Me Bilel Hakkar estiment également qu'aucune investigation récente n'a été menée sur cette notion et demandent donc à ce que les témoins soient réentendus et confrontés aux mis en examen.
De plus, la décision des juges d'instruction arrive plus de deux ans après les premières mises en examen. Un choix tardif, selon les avocats de la défense, qui entraîne "une violation des droits de la défense", dit Elise Rey-Jacquot. Les avocats demandent également la récusation des magistrats instructeurs. Le fait de retenir la circonstance aggravante de "racisme anti-blanc" fait passer la peine encourue par les mis en examen de 30 ans à la réclusion criminelle à perpétuité. Des éléments qui font douter les deux avocats de l'impartialité des juges d'instruction, estime Elise Rey-Jacquot.
Mardi, le parquet de Valence a, lui, contesté le caractère raciste du meurtre de Thomas dans son réquisitoire définitif. C'est désormais aux juges d'instruction de dire s'ils retiennent ou pas cette circonstance aggravante de racisme.
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