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Test Google Pixel 11 : on s’ennuie un peu, mais l’efficacité est là
Le Pixel 11 joue les portes d'entrée vers la dernière gamme de smartphones signées Google. Dépourvu de la fonction HiLight que Google se plaît à mettre à l'honneur, le smartphone a toutefois des arguments à faire valoir, au-delà de son tarif plus attractif que celui des modèles Pro.
Il faudra assurément attendre la génération Pixel 12 pour que les smartphones de Google retrouvent leur capacité à nous surprendre. Le fabricant - comme ses compétiteurs, il faut bien l’avouer - joue la carte de la continuité, du réemploi, voire de la redite trois générations durant, et on peine à croire qu’il récidive une quatrième fois en 2027. En attendant, voici un smartphone qui, en attendant bien sûr le Pixel 11a, se fait le plus abordable de sa lignée.
Successeur du Pixel 10, le Pixel 11 lui ressemble presque entièrement. Le smartphone s’en écarte par quelques menus détails : une nouvelle puce Tensor G6, qu’il partage avec les Pixel 11 Pro et Pixel 11 Pro XL, mais aussi une batterie à la capacité (très légèrement) revue à la hausse, et par une charge sans-fil plus rapide. Son tarif est également différent : il faut en effet compter 999 € pour en faire l’acquisition, quand le prix de départ du Pixel 10 était fixé un an plus tôt à 899 €. En réalité, ils sont facturés rigoureusement le même prix : car si le Pixel 11 est plus cher, c’est parce que le prix d’appel du Pixel 10 concernait sa version 128 Go, tandis que le nouveau venu n’est proposé qu’à partir de 256 Go ; le Pixel 10, à stockage égal, coûtait 999 € à son lancement.
Ces considérations mises à part, Google joue gros : en lançant un smartphone si peu différent de son précédent modèle, il sait que le Pixel 10, qui a eu un an pour décoter, lui porte l’essentiel de sa concurrence. Face à lui également, le Galaxy S26, le Xiaomi 17 et même un iPhone 17, qui restent des modèles de choix.
Nous avons testé l’appareil sous Android 17, version sous laquelle sort ce smartphone assorti de 7 ans de mises à jour logicielles.
On prend les mêmes et on recommence. Le Pixel 11 retrouve le châssis du Pixel 10, à commencer par ses dimensions de 152,8 x 72 x 8,6 mm, relativement compactes si l’on se réfère aux standards actuels. L’appareil arbore toujours des tranches en métal anodisé au coloris assorti à sa coque, présente des boutons judicieusement placés sur sa tranche droite et réunit l’ensemble de ses modules photos au sein d’une barre dorsale qui occupe presque toute la largeur de l’appareil. Au final, on obtient un smartphone offrant une préhension aisée même aux petites mains, qui ne ballote pas lorsqu’il est posé sur une table, et qui a le bon goût de s’alléger légèrement, perdant 7 g (197 g sur la balance) si on le compare à son aîné.
Rien ne change donc, de son écran occupant près de 87 % de l’espace disponible en façade aux protections Gorilla Glass Victus 2 appliquées à l’avant comme au dos du smartphone. À l’exception d’un détail, qui peut n’en être pas un selon les préférences de chacun : le Pixel 10 avait droit à un dos mat (les 10 Pro étaient brillants), et Google rebat les cartes en 2026 en réservant la finition glossy - assortie d’inévitables traces de doigts - au Pixel 11. Notez que de nouveaux coloris, dont le vert que vous apercevez dans ce test et un Fuchsia qui a le mérite de la franchise, sont de la partie.
Pour le reste, les éléments habituels sont de la partie : la prise en charge de cartes eSIM (en plus d’une nano-SIM), une certification d’étanchéité IP68, la prise en charge du wifi 6e (le wifi 7 reste exclusif aux 11 Pro) et celle de la charge sans-fil magnétique Qi2.2.
Poursuivons nos redites avec l’écran Oled (Actua, dans le jargon de Google) intégré au Pixel 11. Il conserve la diagonale de 6,3 pouces, la définition de 1080 x 2424 pixels (résolution de 422 ppp) et la luminosité maximale annoncée de 3000 cd/m² de son prédécesseur. Mais, la faute à sa provenance industrielle sans doute, il est légèrement moins performant que lui. Pas sur le plan de la luminosité maximal