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Waterfox, la version sécurisée de Firefox, fait peau neuve
Waterfox publie la version 6.7 de son navigateur, baptisée "Supernova". Cette mise à jour majeure change le moteur sous-jacent et intègre nativement plusieurs fonctionnalités jusque-là proposées sous forme de modules.
Le navigateur développé par Alex Kontos, fork de Firefox orienté vers la vie privée, migre vers une nouvelle base technique un an après sa précédente mise à jour majeure. La version 6.7 concerne l'interface, la gestion des onglets, le blocage publicitaire et plusieurs réglages de confidentialité.
Waterfox 6.7 passe du moteur Gecko ESR 140 à Gecko ESR 153, la base sur laquelle repose Firefox et donc ses dérivés. Cela lui apporte un an de correctifs de sécurité et d'améliorations de performance. Le développeur explique qu'une grande partie de la couche logicielle propre à Waterfox a été redéveloppée pour fonctionner nativement sur cette base plutôt que d'être ajoutée par-dessus. Trois styles d'interface sont proposés : Nova, Proton et Photon, ce dernier reprenant l'apparence historique affinée avec le thème Lepton. Douze palettes de couleurs, déclinées en variante claire et sombre, remplacent l'ancien réglage limité à trois choix.
Les onglets arborescents changent de statut. Proposés depuis la version 6.6 sous forme d'extension intégrée dérivée de Tree Style Tab, ils sont désormais implémentés directement dans la barre d'onglets verticale. Cela permet par exemple de gérer les onglets en projets. Faire glisser un onglet détermine son niveau d'imbrication sous un autre, et déplacer un onglet parent entraîne avec lui toute la branche qui en dépend, y compris entre plusieurs fenêtres. Cette intégration native est plus légère que l'ancienne extension, mais elle nécessite aussi d'avoir activé l'usage des onglets verticaux. En outre, certaines fonctions de l'extension, comme l'éditeur de CSS personnalisé, ont été retirées.
Les fonctions d'intelligence artificielle apportées par la base Firefox 153 sont elles désactivées par défaut. En décembre dernier, Alex Kontos, avait refusé de transformer Waterfox en navigateur centré sur l'IA. De son côté, le moteur de recherche par défaut change. Il passe de 1.org à Qwant dans les régions prises en charge et à DuckDuckGo ailleurs. Waterfox et Qwant ont signé un accord le mois dernier.
Le bloqueur publicitaire intégré depuis la version 6.6 dispose désormais de son propre panneau. Plutôt que d'afficher un chiffre unique, celui-ci distingue maintenant publicités, traceurs et fenêtres pop-up, avec un badge sur la barre d'outils quand la protection est mise en pause sur un site.
Quand le bloqueur empêche le chargement d'une publicité ou d'un traceur, il ne se contente pas toujours de bloquer la requête à l'entrée. Souvent, il la remplace par un petit fichier neutre et inoffensif (une image transparente, un script vide qui ne fait rien) plutôt que de ne renvoyer rien du tout. Pourquoi ? Parce que si le site s'attend à recevoir une réponse à cet endroit et que rien n'arrive, cela peut casser l'affichage (image manquante visible, lecteur vidéo qui ne démarre pas, script qui plante et bloque le reste de la page…). Ces "ressources de remplacement" passent de 17 à 62 . Le bloqueur peut donc couvrir davantage de cas de figure et limiter ces effets de bord.
Plusieurs réglages de confidentialité évoluent également. Le blocage Safe Browsing de Google, jusque-là partiellement désactivé, l'est désormais totalement. Le système d'expérimentation Nimbus, qui permet à l'éditeur de pousser à distance des changements de configuration sans mise à jour complète, est désactivé, tandis que son prédécesseur Normandy est cette fois supprimé du code source à la compilation. Une fonction nommée Ultra Protection, basée sur le DNS over Oblivious HTTP, est activée par défaut pour les nouveaux profils. Celle-ci répartit la requête de résolution de nom de domaine entre deux serveurs distincts. L'un connaît l'utilisateur mais pas le site demandé, l'autre connaît le site demandé mais pas l'utilisateur. L'idée est