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On a essayé le Samsung Odyssey G8, le premier écran 6K pensé pour le jeu
Si la course aux Hertz n’est pas près de ralentir, celle à la définition de nos écrans plafonne à 4K et 5K selon les formats depuis un moment. Enfin, pour les écrans de jeu, car le monde professionnel peut déjà goûter à la 6K et même la 8K avec une poignée de modèles chez Dell et Asus.
Samsung, toujours en quête d’être le premier sur un segment technologique, propose désormais le premier écran 6K grand public axé sur le jeu vidéo. Cet Odyssey G8 lancé récemment était présent en masse sur le stand du géant coréen à la Gamescom 2026 de Cologne.
Le Samsung Odyssey G8 (référence G80HS) est un écran 32 pouces qui propose une dalle native 6K cadencée à 165 Hz. Pour les jeux compétitifs, la marque mise encore ici sur le Dual Mode avec la possibilité de passer en 3K avec une fréquence de rafraîchissement de 330 Hz. Mais c’est ici la 6K qui nous intéresse, car elle offre environ 2,5 fois plus de pixels que la 4K (21,2 millions contre 8,3 millions) et une densité de pixels jamais vue sur ce format pour le grand public.
Si vous êtes un tant soit peu habitué à la 4K, sur votre écran ou votre téléviseur, alors la différence est ténue même si elle est perceptible. Le jeu disponible en test était Crimson Desert, le RPG coréen à la présentation graphique débordante de détails. Le jeu était configuré en 6K native sans le moindre DLSS, pour apprécier le piqué du rendu sans l’aide d’outils externes.
Encore faut-il pouvoir l’alimenter. Afficher 21 millions de pixels à 165 Hz réclame un port DisplayPort 2.1, que seules les cartes graphiques récentes embarquent, et une puce très musclée. Sans une GeForce RTX 5080 ou 5090, faire tourner un jeu récent en 6K native reste hors de portée.
Il faut avouer qu’à ce niveau, la netteté globale est irréprochable, l’anti-aliasing devient quasiment inutile, les particules, les feuillages, les textures, rien ne semble déborder et vous partirez à la chasse aux pixels dans les jeux les plus ambitieux techniquement.
Mais l’exemple de Crimson Desert est cependant à double tranchant : est-ce vraiment la 6K qui impressionne ou le moteur graphique qui offre déjà une présentation native ultra détaillée de base ? De plus amples tests sur d’autres titres pourraient répondre rapidement à ces questions.
La dalle est en plus Fast IPS axée sur la fluidité (avec son mode 330 Hz notamment), avec contraste forcément loin de l’Oled et un support du HDR limité avec son faible pic de luminosité, annoncé à 350 cd/m². C’est comme si le choix de la 6K était desservi par le reste de la fiche technique. Mais une dalle 6K Oled 32 pouces n’existe tout simplement pas encore dans le catalogue de Samsung Display, la branche « affichage » du groupe Samsung.
De plus, choisir une autre technologie que le LCD aurait à coup sûr fait exploser la facture alors que cet Odyssey G8 est vendu à 1199 euros.
Journaliste et Chef de rubrique PC, Hardware & Gaming