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Grain, banding, mura : votre écran OLED a-t-il vraiment un défaut ?
Un film semble couvert de grain sur votre nouveau téléviseur OLED ? Des bandes apparaissent dans les scènes sombres ou certaines zones de l'écran paraissent moins uniformes que d'autres ? La dalle n'est pas nécessairement en cause : la source, les traitements du téléviseur et l'écran lui-même peuvent produire des défauts qui se ressemblent au premier coup d'œil.
Passer à un grand téléviseur OLED réserve parfois une petite surprise. Sur certains films, l'image paraît soudain plus granuleuse que sur l'ancien écran. Ailleurs, ce sont des bandes verticales, des zones légèrement teintées ou une texture inhabituelle qui attirent l'œil. De quoi rapidement soupçonner un problème de dalle.Pourtant, tout ce qui ressemble à une irrégularité n'en est pas une. Avant de parler de mura, de dirty screen effect ou même de marquage, il faut d'abord déterminer si ce que l'on voit vient du contenu, du traitement effectué par le téléviseur… ou réellement de l'écran.
Commençons par le cas le plus simple : le grain cinématographique. Les œuvres tournées sur pellicule possèdent naturellement cette texture, dont l'apparence dépend notamment du film utilisé, des conditions de tournage et du traitement appliqué au master. Certaines productions tournées en numérique ajoutent également du grain en postproduction pour obtenir un rendu particulier.Sur un grand écran 4K, cette texture peut simplement devenir plus facile à percevoir. Cela ne signifie pas que l'OLED « ajoute » du grain : le téléviseur affiche une caractéristique déjà présente dans la source.
La qualité de cette dernière joue évidemment un rôle. Un Blu-ray UHD disposant d'un débit élevé peut conserver très finement le grain du master. En streaming, la compression doit composer avec cette texture complexe : elle peut en gommer une partie ou, lorsque le débit devient insuffisant, produire ses propres fourmillements, blocs et autres artefacts.Un premier indice permet déjà de faire le tri : si le phénomène évolue avec les plans et les objets affichés, il vient soit du contenu, soit du traitement vidéo. S'il reste fixé au même endroit de l'écran, la dalle devient davantage suspecte.
Entre la source et la dalle, il existe un troisième suspect : le téléviseur lui-même !Une accentuation excessive de la netteté peut souligner artificiellement le grain, les contours et les défauts de compression. Les algorithmes de réduction du bruit peuvent, à l'inverse, lisser certaines zones puis donner aux textures fines une apparence instable ou pâteuse. La mise à l'échelle d'une source de faible qualité peut également rendre certains défauts beaucoup plus visibles sur un grand écran 4K.
Les traitements de mouvement peuvent enfin provoquer des artefacts autour des objets ou dans les scènes complexes. Il ne s'agit alors pas de grain au sens strict, mais l'utilisateur peut facilement les interpréter comme un problème d'affichage. C'est pourquoi il vaut mieux neutraliser temporairement ces traitements avant de tirer une conclusion. Quelques manipulations suffisent ensuite à départager rapidement les trois suspects.
La situation change lorsqu'une irrégularité reste exactement au même endroit sur l'écran, quel que soit le contenu affiché. On entre alors dans le domaine de l'uniformité de la dalle.
Sur un écran idéal, une mire grise devrait présenter exactement la même luminance et la même teinte sur toute sa surface. Dans la réalité, les tolérances de fabrication entraînent des variations, et deux exemplaires d'un même téléviseur peuvent présenter des résultats sensiblement différents.Le terme japonais mura, qui signifie irrégularité, est employé dans l'industrie pour désigner certaines variations de luminance ou de couleur d'une zone de l'écran à une autre. Les fabricants disposent de techniques de compensation, souvent regroupées sous le terme DeMura, pour corriger une partie de ces écarts lors de la fabrication et du fonctionnement du panneau.
Dans la pratique, l'utilisateur rencontrera surtout différentes man