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Agression à Paris du président d'une association LGBT+ : le suspect mis en examen pour "violences aggravées"
Dans le cadre de son contrôle judiciaire, le suspect a interdiction de paraître dans le 3e et le 4e arrondissement de Paris, et d'entrer en contact avec la victime, précise mercredi le parquet de Paris.
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L'homme suspecté d'avoir agressé Pierre Picavet, policier et président de l'association FLAG!, qui défend les droits des personnes LGBT+ aux ministères de la Justice et de l'Intérieur, a été mis en examen pour "violences aggravées" et "vol", puis placé sous contrôle judiciaire, indique mercredi 2 septembre le parquet de Paris.
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Le ministère public précise que dans le cadre de son contrôle judiciaire, le suspect a interdiction de paraître dans le 3e et le 4e arrondissement de Paris, et d'entrer en contact avec la victime. Il ne peut pas sortir du territoire national métropolitain. Il doit en revanche pointer auprès des forces de l'ordre et a obligation de soins en addictologie.
Samedi, vers 4 heures du matin, le policier a été violemment agressé à la sortie d'un bar dans le quartier du Marais, dans le 4e arrondissement de Paris. Pierre Picavet souffre de nombreuses blessures suite à cette agression : "Hémorragie interne, crâne ouvert, œil au beurre noir notamment", listait lundi 31 août le parquet de Paris.
Le ministre de la Justice Gérald Darmanin a également transmis "tout [son] soutien" au président de FLAG! "victime d’une agression homophobe inacceptable à Paris", écrivait le garde des Sceaux lundi sur X, ajoutant : "L’homophobie n’est pas une opinion, c’est un délit." De son côté, Pierre Picavet a réagi lundi au micro de France Inter : "Quand j'irai mieux, quand j'aurai pansé mes plaies, je continuerai le combat", confiait-il.
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