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Dyson a retenu la leçon : 3 nouveaux robots pour faire trembler Roborock et Dreame
Il y a six mois, on refermait notre test du Dyson Spot+Scrub AI avec un sentiment familier chez cette marque : un très bon robot, une station bien pensée, un prix de 1 199 euros qui le condamnait à une niche. Dyson avait déjà fait le coup avec le 360 Vis Nav, un robot sans lavage vendu au prix d’un ordinateur portable. On pensait la leçon retenue à moitié. À Berlin, elle semble retenue en entier.
La marque lance une gamme baptisée Nurovi, contraction de « Neural » et « Vision » selon le communiqué, en trois modèles. Le R1 Nurovi Dry est un robot aspirateur sans lavage, à 549 euros dès le 4 septembre. Le R2 Nurovi Wash+Dry ajoute deux serpillières et une station qui les lave, à 849 euros à partir du 9 septembre. Le R3 Nurovi Spot+Scrub UV, à 1 199 euros « prochainement », remplace le Spot+Scrub AI qu’on a testé avec la même architecture à rouleau et une lampe UV en plus. Dyson n’avait jamais vendu de robot sous 1 000 euros. Il en vend désormais deux, dont un qui coûte moins que son aspirateur balai le plus vendu.
Les R1 et R2 partagent la même base : navigation LiDAR à temps de vol, moteur de 21 000 Pa, brosse latérale qui s’étend vers les plinthes, capteur piézo hérité des balais Dyson qui mesure la poussière aspirée et double la puissance quand il en détecte beaucoup.
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Dyson appelle « Twin-Capture » le fait que la brosse balaie les gros débris pendant que l’aspiration se concentre sur la poussière fine, ce qui est la description d’à peu près tout robot avec une brosse rotative.
La station vide le robot avec huit cyclones dans un bac de 2,6 litres, sans sac, avec 90 jours d’autonomie annoncés. Sur le R2, les serpillières sont des triangles de Reuleaux, cette forme à largeur constante qui permet d’atteindre les coins que les disques ronds laissent sales.
La station les lave à 75 °C et les sèche à 45 °C. Roborock et Dreame font la même chose avec des disques qui se déportent sur le côté, Dyson préfère changer la forme.
Le R3 joue dans une autre catégorie. Il reprend le rouleau en microfibre sur 27 cm du Spot+Scrub AI, hydraté en douze points avec de l’eau chauffée à 70 °C contre 60 °C sur le modèle qu’on avait testé, et qui s’étend de 40 mm vers les murs. Le moteur passe de 18 000 à 30 000 Pa, 65 % de plus selon Dyson, ce qui règle un reproche qu’on lui faisait sur la moquette.
La nouveauté marketing, c’est la lumière UV combinée à la LED verte et à la caméra pour repérer les taches « invisibles à l’œil », puis repasser dessus jusqu’à ce qu’elles disparaissent. Le robot reconnaîtrait près de 200 substances et objets, chaussettes et déjections animales comprises. L’autonomie monte à 200 minutes, la station stocke 100 jours de poussière et sèche le rouleau à 55 °C.
Sur le papier, le R3 corrige les deux points faibles relevés dans notre test, l’aspiration et la vérification des taches. L’UV, en revanche, demande à être vu à l’œuvre. Certaines taches organiques réagissent sous ultraviolet, l’urine par exemple, mais la plupart des salissures domestiques ne fluorescent pas, et la caméra fait le gros du travail. À 1 199 euros, le R3 arrive au prix de lancement de son prédécesseur, qui se trouve aujourd’hui sous 900 euros.