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Du « vibe coding » au « vibe doing » : GPT-6 Astra pilote un PC comme un humain
Astra ne se contente plus de répondre à vos questions. Il clique, navigue sur le web, remplit un formulaire, met à jour une fiche client dans un CRM et range vos fichiers, en agissant directement sur l’écran. Il peut même installer puis tester un logiciel tout seul. OpenAI appelle ça le « computer use », c’est le virage du « vibe coding » au « vibe doing », la machine agit à votre place au lieu de décrire la marche à suivre. C’est, à ce jour, le modèle le plus puissant présenté par OpenAI. Techniquement, notez que tout ça tait déjà possible avec Claude Code ou encore Codex CLI.
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Côté technique, Astra encaisse une fenêtre de contexte de 1,05 million de tokens (l’unité de base qu’un modèle découpe pour lire et écrire). Avec ce contexte, il devrait garder le fil d’une très longue session de travail sans oublier les consignes du début. Mais ce « saut générationnel » revendiqué se paie. Via l’API, Astra coûte 10 dollars (environ 9 €) le million de tokens en entrée et 50 dollars (environ 43 €) en sortie, une hausse de 150 % par rapport à la génération GPT-5.6 Sol. C’est, au passage, le tarif exact du Claude Fable 5.1 d’Anthropic.
Concrètement, tout se passe via l’application ChatGPT de bureau, sur Mac ou Windows, en mode Work (ou Codex), avec un plugin nommé Computer Use à activer. Le modèle prend des captures d’écran, les analyse, puis clique, tape et navigue par lui-même ; sur Mac, un curseur bleu se promène dans l’app pendant que vous faites autre chose, sur Windows il prend carrément la main sur votre bureau, en premier plan. Sur Linux, l’agent travaille avec ce qu’il a : shell, lecture et édition de fichiers, navigateur intégré ou extension Chrome, plugins/MCP. Autrement dit, il tape des commandes et manipule des fichiers plutôt que de piloter une interface graphique.
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On lance une tâche en écrivant @Computer ou @Chrome dans le prompt, et Chrome, Excel ou PowerPoint disposent d’extensions pour un contrôle plus fin.
Côté autorisations, macOS réclame l’enregistrement d’écran et l’accessibilité, puis ChatGPT demande la permission programme par programme à la première utilisation, avec un « Toujours autoriser » qu’on peut révoquer dans les réglages. Il est censé demander confirmation avant les actions sensibles, ne peut pas piloter un terminal ni ChatGPT lui-même, ni valider une demande d’administrateur.
Une option « locked use » l’autorise même à travailler sur un Mac verrouillé, depuis le smartphone. Et pour accéder à Astra, ça se choisit ensuite dans le sélecteur de modèles, avec les mêmes garde-fous que les modèles précédents. Le tout se décompte de votre quota Work/Codex, et donc pas celui du chat.
Sur ses propres tests, Astra domine. Il grimpe à 72,6 % sur OSWorld, un banc d’essai de contrôle d’ordinateur, contre 65,7 % pour la version précédente, en divisant presque par deux le temps passé sur chaque tâche. Le chiffre qui a fait le tour du web, c’est pourtant 98,6 % sur ARC-AGI-3, un test censé mesurer l’intelligence « générale », là où les modèles plafonnaient sous 1 % six mois plus tôt.
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