// FRANDROID — GAMING
On a testé la chaise ergonomique Percko : l’assise séduit, le montage déçoit
Chaises Ergonomiques et Gaming •
2024
Percko s’est fait un nom avec ses vêtements correcteurs de posture, et la marque a visiblement décidé que le dos de ses clients méritait aussi mieux qu’une chaise de bureau achetée en kit chez le premier venu. Voici donc la chaise ergonomique Percko, vendue 499 euros en ce moment (599 euros hors promo), avec la promesse d’un soutien conçu par des experts de santé plutôt que par un service marketing inspiré. Sur le papier, tout est réuni pour convaincre : neuf réglages, dossier en maille ErgoAdapt, assise SeatCloud, garantie cinq ans et cent jours d’essai pour changer d’avis. On a reçu la chaise, sorti le carton, et nous l’avons essayée.
Premier constat en réceptionnant le colis : le carton est assez imposant, à la mesure d’une chaise de bureau complète, et il vaut mieux prévoir un peu d’espace au sol pour le déballage. À l’intérieur, on retrouve les pièces habituelles pour ce type de chaise : piètement, vérin, assise, dossier, accoudoirs, et un sachet de visserie accompagné d’une clé fournie. Sur le papier, le montage est annoncé comme simple. Dans les faits, on est tombés sur deux défauts de fabrication qui ont rendu l’assemblage nettement moins agréable que prévu.
Premier point à anticiper avant même de sortir la clé : la chaise est lourde, 21,5 kg annoncés par Percko, et ça se sent dès qu’il faut emboîter les deux blocs principaux entre eux. On conseille clairement de s’y prendre à deux pour cette étape : seul, le montage reste possible, mais on manque vite de mains pour maintenir l’ensemble stable pendant qu’on aligne les pièces.
Chaque accoudoir se fixe normalement avec trois vis. Sur l’accoudoir gauche de notre exemplaire, une seule des trois vis a pu être insérée et serrée correctement. La deuxième n’a pas posé de problème non plus, mais la troisième refuse tout simplement de rentrer, quel que soit l’angle ou la pression appliquée. L’accoudoir gauche tient, mais sans son troisième point de fixation, il n’est pas stable. Si on appuie fermement dessus, comme on le fait naturellement en se levant du siège en prenant appui sur les bras, il bouge et donne une sensation de jeu qui n’inspire pas confiance sur la durée.
Le deuxième souci concerne une vis du tronc principal, celle qui fixe une partie centrale de la structure. Là, le problème est différent : impossible d’insérer la clé fournie dans la tête de la vis, qui semble présenter un défaut de fabrication au niveau de l’empreinte. On a dû se rabattre sur un vissage à la main, sans outil, ce qui ne permet évidemment pas d’atteindre le couple de serrage nécessaire. La vis tient, mais elle n’est pas serrée comme elle devrait l’être.
Au chronomètre, l’ensemble du montage, en comptant le temps perdu sur ces deux vis récalcitrantes, a pris un peu moins de 45 minutes. Pour quelqu’un de bricoleur qui n’aurait pas à composer avec des vis défectueuses, le montage devrait se boucler en 15 à 20 minutes.
Une fois montée, la Percko donne accès à ses neuf réglages, répartis entre le dossier, l’assise et les accoudoirs. Sous l’assise, on trouve plusieurs manettes qui gèrent chacune une fonction bien précise, et il faut un peu de manipulation avant de toutes les identifier.
La grande manette à gauche verrouille l’inclinaison du dossier : on la tourne vers l’arrière pour bloquer le dossier dans la position choisie, vers l’avant pour libérer le mouvement. La grande manette à droite règle la tension de cette inclinaison, dans le sens des aiguilles d’une montre pour plus de résistance, dans l’autre sens pour basculer plus facilement. Une manette plate, également à droite, sert à ajuster la hauteur de l’assise sur une plage de 8 cm. À l’avant gauche, une autre manette permet de faire glisser l’assise vers l’avant ou l’arrière pour régler la profondeur, et à l’arrière droit, une dernière molette bloque l’assise à l’horizontale ou la laisse suivre le