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"Il y a de la haine qui arrive" : les feux d’artifice sauvages se multiplient malgré les dangers et les risques d'incendie
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Près de Marseille, des feux d’artifice sauvages sont à l'origine d'un incendie qui a détruit 2 000 mètres carrés de végétation samedi 5 septembre. Trois mineurs ont été interpellés. Malgré leur dangerosité, les engins pyrotechniques restent facilement accessibles, notamment sur les réseaux sociaux.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Des pins brûlés, calcinés, 2000 mètres carrés de végétation partie en fumée et des flammes non loin des habitations. Samedi 5 septembre soir, au nord de Marseille, un incendie se propage rapidement dans une forêt asséchée. À l'origine du sinistre, des tirs de feux d'artifice clandestins.
Un habitant filme le brasier. Il est le premier à avoir prévenu les secours. "Il y a eu des pétards qui ont pété ici en fait, un genre de petit feu d'artifice", raconte Sébastien Tédesco. "Ils ont fait deux pétards, ils ont vite arrêté parce que j'ai gueulé comme un malade, les voisins pareils", confie l'habitant des Pennes-Mirabeau (Bouches-du-Rhône). "Des feux d'artifice en pleine colline, c'est débile en fait."
Les flammes ont menacé la maison de Virginie Raclot, déjà traumatisée par l'incendie de l'an dernier : "Il y a de la haine aussi qui arrive parce qu'on est en vigilance rouge, c'est la sécheresse et on sait que la moindre étincelle peut avoir des proportions très graves."
Trois mineurs ont été interpellés et placés en garde à vue. Les tirs de feux d'artifice clandestins se multiplient, comme lors d'une célébration sportive au cœur de Paris, ou un spectacle pyrotechnique devant une prison de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine). Des tirs sauvages, en toute illégalité et à la limite de l'accident. Comme à Rillieux-la-Pape (Rhône) l'an dernier, lorsqu'un immeuble s'embrase après qu'un tir de mortier est tombé sur un balcon. "Il fallait voir, ça montait à 20 mètres, la fumée montait à 20 mètres au-dessus du bâtiment", constatait un témoin.
Pour se procurer les engins, seuls quelques clics suffisent. Sur les réseaux sociaux, des dizaines d'annonces proposent des feux d'artifice à la vente. Un réseau parallèle et illégal que traquent les douanes. Pendant l'été 2026, elles ont saisi 46 000 engins pyrotechniques illégaux partout en France.
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