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La voiture électrique la moins chère de France ! Je suis monté à bord de la nouvelle Dacia Spring
Il faut se souvenir d’où vient la Spring pour comprendre ce que Dacia joue en cette fin d’année 2026. La première génération, lancée en 2021, a trouvé plus de 210 000 clients dans plus de quarante pays, selon la marque, souvent des gens qui passaient à l’électrique pour la première fois. Puis elle a perdu le bonus écologique fin 2023, parce qu’elle était fabriquée à Wuhan, en Chine, et sa dynamique s’est cassée net.
Les ventes en portent la trace. Dacia a reculé de 8,1 % au premier semestre 2026, à 327 077 immatriculations en Europe, soit environ 29 000 ventes perdues en un an, avec un premier trimestre à – 16,3 %. « La perte de volume du premier semestre s’explique en grande partie par l’accélération très forte du marché électrique. Sur des modèles comme la Sandero, le Duster ou le Bigster, nous ne proposons pas encore d’offre 100 % électrique », expliquait Frank Marotte, directeur Marketing, Ventes et Opérations de la marque, en juillet dernier.
Cette voiture électrique est donc bien plus qu’un nouveau modèle pour Dacia. C’est le relais de croissance dont la marque a besoin, et la première des quatre électriques annoncées à l’horizon 2030.
Première bonne nouvelle, et elle saute aux yeux avant même de monter à bord : cette Spring ressemble enfin à une vraie voiture. L’ancienne donnait toujours cette impression de caisse étroite perchée sur de trop petites roues, un peu jouet, un peu bas de gamme. Ce n’est plus le cas.
Le mérite en revient surtout aux proportions. La nouvelle Spring mesure 3,85 mètres de long et 1,74 mètre de large hors rétroviseurs, contre 3,70 mètres et 1,58 mètre auparavant. Dacia annonce 18 cm de largeur gagnés. Ça se voit, et ça change tout.
Les roues y sont pour beaucoup, avec des jantes de 15 ou 16 pouces selon la finition et des passages de roues enfin remplis. D’ailleurs, la monte est signée Goodyear, ce qui devrait déjà régler une partie des reproches faits au comportement routier de l’ancienne Spring, dont les pneus n’étaient pas le point fort.
J’aime bien ce dessin, très géométrique, débarrassé du superflu. Il y a une astuce que je trouve maligne dans la signature lumineuse : seule la partie haute est réellement éclairée par des diffuseurs LED, la partie basse, inclinée à 45 degrés, se contente de refléter la source pour créer un effet flottant.
Moins de composants, donc moins cher à produire, sans que ça se voie. C’est très Dacia. Même logique à l’arrière, où les lettres du nom Dacia ne sont pas rapportées mais intégrées à la pièce, avec une surface légèrement inclinée qui capte la lumière autrement.
L’arrière aussi est intéressant. Le bandeau noir, les feux rejetés sur les côtés, la lunette un peu ramassée et teintée : ça me fait penser à une BYD Dolphin Surf, et ce n’est pas un reproche.
De profil, en revanche, tout est réduit au strict nécessaire, presque monovolume, sans fioritures, on repère surtout la grosse antenne sur le toit. Et les plastiques noirs teintés dans la masse, avec leur grainage ligné, veulent dire une chose très concrète : on aura beaucoup moins peur de frotter un trottoir en se garant en ville par rapport à la Twingo.