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Les policiers n'ont pas fait usage de leur arme lors des violences urbaines à Chambéry, affirme le parquet de la ville
Des violences ont éclaté dans la nuit de lundi à mardi après qu'un conducteur, gravement blessé, a été intercepté par la police à Chambéry.
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Après les violences urbaines survenues à Chambéry et dans la commune voisine de Cognin en Savoie dans la nuit de lundi à mardi 8 septembre, en lien avec un contrôle de police sur un automobiliste, le procureur de Chambéry rend public mardi les premiers éléments d'enquête et assure que les policiers n'ont pas fait usage de leur arme, rapporte ICI Pays de Savoie.
Le parquet indique en effet que la vérification des armes des fonctionnaires de police sur place lundi soir démontre qu'ils n'ont pas fait usage de leur arme "puisqu'aucune munition ne manquait". Autre élément communiqué : il n'y a pas eu de choc entre la voiture de police et celle de la victime, grièvement blessée à la tête et décédé de ses blessures selon le procureur mardi après-midi. Par ailleurs, aucun élément de balistique n'atteste d'un projectile venant de l'extérieur.
Lundi vers 19h45, des policiers ont tenté de contrôler le véhicule de la victime qui roulait à vitesse modérée, avant de s'arrêter à Chambéry, dans le quartier de Biollay. Les fonctionnaires ont alors observé "que le corps du conducteur tombait sur le côté, sur le siège passager", explique le procureur dans un communiqué. Le conducteur, âgé de 26 ans, était grièvement blessé à la tête. Les policiers ont alors "brisé la vitre conducteur du véhicule pour évaluer la situation de ce dernier". Ils ont vu "une flaque de sang conséquente et une blessure à la tête". La victime a donc été prise en charge par les secours et transportée à l'hôpital avec un pronostic vital engagé, avant de décéder de ses blessures.
Plus tôt dans la journée, la préfecture de Savoie indiquait que plusieurs dizaines d'individus "déterminés" ont "mis, ou tenté de mettre le feu à des véhicules, des poubelles, des bâtiments privés et des édifices publics". Certains commerces ont également fait l'objet de dégradations et des tirs de projectiles ont visé les forces de l'ordre.
L'IGPN, la police chargée d'enquêter sur les agissements des policiers, a été saisie et les investigations pour rechercher les causes des blessures graves ont débuté dès lundi soir. Le procureur de Chambéry affirme pour l'heure qu'"aucun élément recueilli dans le cadre d’investigations, d’ores et déjà poussées, par un service d’enquête (IGPN) extérieur à la Savoie, ne permet d’imputer à ce stade de l’enquête à un tiers, et encore moins aux fonctionnaires de police présents sur cette interpellation, la cause de cette blessure".
"La piste d’un geste auto-agressif ou accidentel est également étudiée", ajoute le parquet. Le maire de Chambéry, Thierry Repentin et la préfète de la Savoie, Vanina Nicoli, ont appelé à l'apaisement, au lendemain de ces violences. Des forces de police supplémentaires ont été annoncées pour ramener le calme.
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