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Batteries LFP : la bonne nouvelle pour l’autonomie des voitures électriques pas chères
LFP, NMC, sodium, solide, etc. Difficile de s’y retrouver parfois dans le petit monde tout fou de la batterie pour les voitures électriques, un monde ultra-dominé par les fabricants chinois (CATL, BYD…) et quelques autres constructeurs asiatiques (LG, Panasonic…).
Actuellement, l’immense majorité des voitures électriques chinoises sont alimentées par des batteries LFP, tandis que les plus haut de gamme bénéficient de batteries NMC. Le reste (sodium, solide…) est encore au stade expérimental. C’est l’inverse en Europe, même si de plus en plus de voitures électriques d’entrée de gamme passent au LFP pour tirer les prix vers le bas (Renault Twingo E-Tech, Citroën ë-C3, Volkswagen ID. Polo, etc.).
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Petit rappel utile avant d’aller plus loin d’ailleurs : LFP (lithium-fer-phosphate) et NMC (nickel-manganèse-cobalt) sont les deux grandes familles de cathodes qui se partagent le marché des batteries. Le NMC mise sur une densité énergétique plus élevée grâce au nickel, ce qui permet en général plus d’autonomie à poids égal, mais au prix de matériaux plus coûteux, plus sensibles aux tensions d’approvisionnement, et généralement considérés comme un peu moins robustes sur la durée.
Le LFP, de son côté, sacrifie une partie de cette densité au profit d’une chimie moins chère, plus stable thermiquement et réputée pour mieux vieillir dans le temps. Ce qui explique son adoption massive en Chine, notamment sur les segments d’entrée et de milieu de gamme. Aucune des deux chimies n’est strictement supérieure à l’autre : le choix dépend surtout des priorités du constructeur, entre autonomie maximale et coût / fiabilité.
Dans tous les cas, que ce soit pour la LFP ou la NMC, les recherches continuent, notamment en Chine. Lors du World Power Battery Conference 2026, qui s’est ouvert le 3 septembre à Yibin (Sichuan), l’académicien Ouyang Minggao, figure bien connue de la recherche chinoise sur le véhicule électrique, a annoncé une avancée intéressante pour la batterie LFP.
Le LFP (lithium-fer-phosphate) écrase déjà le marché domestique chinois : 272 GWh installés au premier semestre 2026, soit 81 % du total des batteries, selon les données citées par China EV DataTracker et relayées par le média CarNewsChina.
Ces dernières années, l’essentiel des progrès tenait à l’architecture des packs plutôt qu’à la chimie elle-même (le cell-to-pack de CATL ou encore la fameuse Blade Battery de seconde génération chez BYD) qui grignote le volume perdu entre les cellules.
Sauf que l’optimisation des packs a ses limites : une fois le pack optimisé, il faut retourner chercher les gains du côté de la cellule elle-même. C’est précisément ce que vise cette quatrième génération à haute compacité, avec une densité de poudre de cathode annoncée entre 2,65 et 2,80 g/cm³ et une densité volumique supérieure à 430 Wh/L.
Pour donner un ordre de grandeur : la Blade 2.0 de BYD plafonne à 160 Wh/kg en version courte, et grimpe à 210 Wh/kg pour la version longue réservée aux voitures à plus longue autonomie. Le seuil des 200 Wh/kg reste donc encore rare à l’échelle du marché LFP dans son ensemble, ce qui donne un peu de relief à l’annonce chinoise, sans en faire non plus une bascule technologique.