// FRANCEINFO FAITS DIVERS — CRONACA
Déraillement d'un TER en Seine-Maritime : "Je pensais que j'allais mourir", raconte un passager évacué
"Tout le monde avait très peur", raconte ce samedi sur franceinfo Xavier, un des passagers évacués du TER reliant Rouen à Caen qui a déraillé vendredi soir.
Pour sauvegarder cet article, connectez-vous ou créez un compte franceinfo
Un train reliant Rouen à Caen, qui transportait 186 passagers, a déraillé, vendredi 11 septembre, à Cléon, près d'Elbeuf (Seine-Maritime). D'après un bilan annoncé par la préfecture lors d'un point presse, le bilan fait état de 44 blessés, dont une femme de 18 ans en urgence absolue, elle a été héliportée vers le CHU de Rouen.
Xavier, l'un des passagers contacté par franceinfo, parle d'un "bruit énorme" et raconte que le train a fini par s'immobiliser. "Tout le monde avait très peur. Comme tout le monde, je pensais que j'allais mourir". "La contrôleuse nous a dit de sortir et de nous éloigner du train. Il y avait peut-être 150 ou 200 personnes dehors dans la forêt". Finalement, les passagers non blessés ont été accueillis dans une salle de spectacle mise à disposition par la mairie de Cléon. C'est le cas de Xavier dont le fils est venu le chercher.
"Je suis content", sourit Xavier. "On a parlé pas mal au téléphone, mais au début je n'arrivais pas à lui parler parce que je me mettais à pleurer tout le temps", confie-t-il avant d'ajouter espérer "ne pas faire de cauchemar" par la suite.
Il y avait 186 passagers à bord du TER. Le déraillement a eu lieu entre Tourville et Elbeuf-Saint-Aubin, au niveau de la commune de Cléon (Seine-Maritime) vers 19h45. Selon une source policière à franceinfo, les premiers éléments de l'enquête privilégient l'hypothèse d'un objet non identifié percuté sur la voie. De son côté, le parquet a ouvert une enquête en recherche des causes de blessures graves. Des dépistages ont été réalisés sur le conducteur du train, qui se sont avérés négatifs. Ce samedi matin, les trains au départ et à l'arrivée de la gare de Rouen n'affichent pas de retard.
Vous pouvez désormais privilégier l'affichage des articles de franceinfo dans les résultats de recherche Google. Comment ça marche ?
"Je ne suis pas fier de moi" : le père qui a menacé de mort l'enseignante de son fils a passé sa première nuit en prison
Le tatoueur d'Arras jugé pour viols et agressions sexuelles est mort après sa tentative de suicide en prison
Enseignante menacée de décapitation : un syndicat affirme avoir fait "plusieurs alertes au rectorat" sur "la situation de l'école"