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Une étude révèle qu'il n'est jamais vraiment trop tard pour arrêter de fumer pour préserver son cerveau
Les hommes qui fument connaîtraient un déclin cognitif plus important et plus rapide que les non-fumeurs, si l’on en croit les résultats d’une vaste étude britannique. Les fumeuses, quant à elles, pourraient être épargnées. Mais on ne sait pas encore bien pourquoi.... Lire la suite
Un nouvel effet de la consommation de tabac a été découvert grâce à une technique d’analyse ingénieuse, qui permet d’exploiter les indices laissés par les squelettes humains.... Lire la suite
Et s'il n'était jamais trop tard pour protéger son cerveau ? Une vaste étude révèle que les anciens fumeurs voient leur risque de démence reculer, jusqu'à rejoindre celui des personnes n'ayant jamais touché à une cigarette. Une bonne nouvelle pour tous ceux qui pensaient avoir manqué le coche.
Arrêter de fumer ne préserve pas seulement les poumons et le cœur : le cerveau aussi en tirerait un bénéfice durable. C'est ce que suggère une recherche d'ampleur menée en Chine, qui a suivi plus de 32 000 adultes sur un quart de siècle.
Le constat est clair : les ex-fumeurs présentent un risque de démence plus faible que ceux qui continuent, et ce risque s'efface progressivement avec les années passées sans tabac. Publiés dans la revue Neurology, ces résultats viennent renforcer un message simple : il est rarement trop tard pour décrocher.
Sur la durée de l'étude, les chercheurs ont recensé 5 868 cas de démence. Les participants ayant arrêté de fumer en cours de route affichaient un risque nettement réduit par rapport aux fumeurs actifs, comparable à celui des personnes ayant cessé avant le début de l'étude ou n'ayant jamais fumé.
Les hommes qui fument connaîtraient un déclin cognitif plus important et plus rapide que les non-fumeurs, si l’on en croit les résultats d’une vaste étude britannique. Les fumeuses, quant à elles, pourraient être épargnées. Mais on ne sait pas encore bien pourquoi.... Lire la suite
Mieux encore, plus l'arrêt se prolonge, plus le risque diminue, jusqu'à se rapprocher de celui des non-fumeurs au bout d'environ sept ans. Un détail mérite toutefois l'attention : les bénéfices se révèlent les plus marqués chez ceux qui ne prennent que peu ou pas de poids après avoir arrêté. Comme le résume Hui Chen, qui a dirigé ces travaux, arrêter de fumer soutiendrait la santé cérébrale à long terme, mais ce qui se passe après l'arrêt compte tout autant.
Le tabagisme augmente le risque de démence. Arrêter de fumer réduit ce risque, qui finit par devenir comparable à celui des non-fumeurs au bout de sept ans. © PonyWang, iStock
Comment expliquer cet effet protecteur ? Zaid Fadul, médecin formé à Harvard et non impliqué dans l'étude, rappelle que le tabac alimente une inflammation chronique, un stress oxydatif et des lésions des vaisseaux irriguant le cerveau, autant de facteurs liés au déclin cognitif et au risque de démence.