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Elle ressemble à une Porsche, coûte 27 000 € et tourne sous Huawei : on a conduit l’Aistaland GT7 électrique en Chine
Si l’entité GAC vous est familière, c’est que l’on suit de près dans nos colonnes les nouveautés de la Guangzhou Automobile Group. Huawei n’est plus à présenter. Le premier est en charge de l’industrialisation et de la mise au point automobile, le second, de toute la couche logicielle, de la conduite assistée, du cockpit connecté et d’une partie de l’architecture électrique.
Pour un premier modèle, la GT7 ne se lance d’ailleurs pas sans filet, puisque la marque s’appuie déjà sur un maillage de 300 points de vente Huawei dans 70 villes, avec des centres capables d’assurer découverte, essai, livraison et après-vente. Dit autrement, Aistaland arrive avec l’appui commercial d’un géant déjà installé, qui a bien souvent ses points de vente en face de ceux de Xiaomi.
Aistaland n’est pas la première incursion de Huawei dans l’automobile : le groupe a déjà lancé cinq marques (Aito, Luxeed, Stelato, Maextro, Avatr) via son alliance HIMA. Aistaland en est toutefois distincte : c’est la première fois que la division automobile de Huawei épaule un constructeur avec une approche « full-stack », du logiciel à la conduite autonome, sans passer par HIMA.
Sur le papier, l’Aistaland GT7 coche immédiatement toutes les cases du break de chasse électrique moderne. Avec 505 cm de long, 198 cm de large et 147 cm de haut, pour 300 cm d’empattement, elle se pose à mi-chemin entre la grande routière effilée et le break sportif à vocation technologique. Son prix chinois démarre à environ 26 800 euros (209 900 RMB) et grimpe jusqu’à près de 42 200 euros (329 900 RMB) au cours actuel, ce qui la place très bas face aux références européennes si l’on s’en tient à la simple conversion monétaire, même s’il faudra évidemment attendre un éventuel tarif d’export pour juger son positionnement réel chez nous.
La GT7 a été officiellement lancée en Chine le 26 juin 2026, après une phase de précommandes ouverte le 29 mai qui avait enregistré plus de 10 000 commandes en cinq heures. Pour l’heure, la voiture reste réservée au marché chinois : Aistaland n’a communiqué ni date, ni tarif pour une éventuelle arrivée en Europe.
Visuellement, la GT7 réussit plutôt bien son entrée. La face avant adopte une calandre pleine très propre, encadrée par une signature lumineuse fine qui étire le regard et participe à ce fameux regard acéré que recherchent aujourd’hui toutes les marques voulant donner du relief à leurs modèles électriques. Le bouclier avant évite l’effet massif, les prises d’air factices restent discrètes, et l’ensemble fonctionne surtout grâce à un bon travail de proportions.
La ligne de caisse est basse, la ligne d’épaule très marquée, les surfaces tendues et les biseaux bien traités. L’empattement visuellement allongé, le porte-à-faux réduit et l’angle de chute du pare-brise participent à une silhouette qui rappelle clairement certains codes de Porsche, sans tomber totalement dans la copie. Le pavillon fuyant, la ligne de toit flottante, la poupe ramassée, le bandeau lumineux et le spoiler de hayon font le reste, tandis que le diffuseur arrière signe une volonté de sportivité assez assumée. On est ici très proche des dimensions d’une Taycan mais avec les formes d’une Panamera GT.
De visu, certains détails méritent d’être soulignés. Les galbes de la partie arrière et essentiellement la vue trois quarts arrière comptent parmi les angles les plus réussis de la voiture, avec des épaules charnues qui lui donnent un vrai tempérament. Les optiques paraissent plus travaillées et plus haut de gamme que ce que l’on voit souvent sur des nouveaux entrants.
J’ai aussi apprécié le traitement des feux bleus de notification de conduite assistée placés au sommet des ailes avant plutôt que sur les rétroviseurs : c’est plus élégant, mais aussi plus lisible dans l’espace. Sur ce point, Aistaland rejoint ce qu’elle revendique officiellement avec son éclairage ADS spécifique, pensé comme un élément de signalisation autant que comme un effet de style.
L’habitacle laisse une impr