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Policiers, salariés du secteur de l'énergie, inaction climatique... Qui se mobilise (et pourquoi) mardi 15 septembre ?
Dans un contexte budgétaire contraint, de nombreuses professions ont prévu de manifester à Paris.
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Plusieurs mobilisations sont prévues mardi 15 septembre à Paris. Dans un contexte budgétaire contraint, de nombreuses professions ont prévu de manifester dans la capitale. Les policiers souhaitent des revalorisations, tandis que les salariés du secteur de l'énergie veulent défendre leur "tarif agent", un tarif préférentiel sur le gaz et l'électricité que le gouvernement pourrait revoir. Une coalition d'acteurs – syndicats de pompiers, d'infirmiers, d'étudiants, associations de protection de l'environnement et des animaux – appelle aussi à un rassemblement devant le ministère de l'Economie, "pour exiger des moyens face au dérèglement climatique" après l'été historique que la France a connu. Franceinfo fait le point.
Le syndicat Alliance Police nationale appelle à une mobilisation à Paris mardi à 11h30, sur les Champs-Elysées. "Salaires, carrières, conditions de travail, sécurité… nous exigeons des réponses et des actes", écrit le syndicat, composé majoritairement de gardiens de la paix et de policiers adjoints, dans son appel à la mobilisation. Cette colère policière intervient après une rencontre avec le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, début septembre, à l'issue de laquelle les syndicats étaient repartis "insatisfaits".
Les réunions avec le ministre avaient porté sur une revalorisation de la prime de risque (ISSP) des policiers, qui n'a pas été augmentée depuis 2019. Une revendication qui, selon Alliance, n'a pas été entendue par Laurent Nuñez. Le secrétaire général du syndicat Alliance, Fabien Vanhemelryck, réclamait "entre 300 et 500 millions d'euros" de budget annuel supplémentaire pour la police. Le syndicat Un1té se mobilisera aussi dans certaines villes, comme Nîmes et Laon, signalent Midi libre et L'Aisne nouvelle.
Les électriciens et gaziers comptent se mettre en grève massivement mardi pour exprimer leur "colère" face aux projets de remise en cause de leur tarif préférentiel de l'énergie. Ils défendent un "totem" qui fait partie intégrante de leur rémunération. Le gouvernement réfléchit à revoir ce "tarif agent", après avoir reçu "une mise en demeure de la Cour des comptes" de se "mettre en conformité sur la valorisation de cet écart (...) entre ce tarif et la valeur réelle de l'énergie", selon le ministère de l'Energie. Cette composante historique du statut des électriciens et gaziers concerne quelque 140 000 salariés du secteur, mais aussi les près de 160 000 retraités des entreprises issues des opérateurs historiques EDF et GDF.
Certains salariés ont devancé l'appel à la centrale nucléaire de Flamanville (Manche), touchée dès vendredi par une baisse de charge sur son réacteur numéro 2 et des travaux de maintenance retardés pour son réacteur numéro 1. Dans l'immédiat, la grève ne devrait pas avoir d'effets visibles pour les usagers. Mais "si le gouvernement n'entend pas le message exprimé le 15, la colère va être encore plus forte et elle s'exprimera par d'autres leviers", a prévenu Alexandre Grillat, secrétaire général de la CFE Energies.
Des syndicats de pompiers, d'infirmiers, d'étudiants, des associations de protection de l'environnement et des animaux, ou encore un collectif féministe, appellent à manifester devant le ministère de l'Economie, mardi de 19h30 à 21 heures. "Ensemble, nous lançons un appel à se rassembler pour exiger des moyens face au dérèglement climatique", écrivent les différents organisateurs, parmi lesquels Greenpeace, #Noustoutes ou encore Amnesty International. Ils appellent à intégrer plusieurs mesures d'urgence dans le budget 2027, dont un plan pour les bouilloires thermiques, "une taxe sur les plus gros pollueurs" ou encore des moyens pour la prévention des incendies.
Cette manifestation intervient après que la France a connu son été "le plus chaud" jamais enregistré, marqué également par les incendies