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Actualité : BYD dépasse Citroën, Fiat, Tesla et Mini en Europe : la vague chinoise n'est plus une menace, c'est une réalité
En mai 2026, BYD a dépassé Citroën, Fiat, Tesla et Mini sur le marché automobile européen. Le constructeur chinois a écoulé 32 380 voitures sur le mois, en forte hausse sur un an. Ce dépassement balaie l'idée d'une simple tendance passagère. La vague chinoise n'est plus une menace lointaine, c'est une réalité du marché.
En un mois, BYD passe devant Citroën, Fiat, Tesla et Mini à la fois. Le signal est fort, car ces quatre noms sont historiques. Citroën et Fiat incarnent la voiture populaire européenne quand Mini vise le haut de gamme, Tesla fut longtemps maître sur l'électrique avant sa chute inexorable sur fond d'Elon Musk trop gênant pour l'image de l'entreprise.
Il s'agit d'un basculement qui touche tous les segments avec cette force de frappe de BYD. On parle du nouveau numéro un mondial de la voiture électrique, avec 2,26 millions d'unités vendues sur l'année. Dès 2024, BYD avait déjà dépassé Ford, Honda et Nissan en volume mondial. Le face-à-face avec Tesla résume la bascule. En mai, BYD a immatriculé 32 380 voitures en Europe, contre 28 610 pour Tesla. Sur un an, BYD a bondi de 136,6 %, contre 107,9 % pour Tesla après un creux.
BYD propose des tarifs bien plus bas et plusieurs motorisations quand Tesla se limite au tout électrique haut de gamme. La Dolphin Surf démarre autour de 20 000 €, soit un argument commercial très fort auprès des acheteurs européens.
Mais notons qu'en cumulé, le groupe SAIC qui détient MG garde la tête avec 141 490 immatriculations contre 135 307. Mais ce n'est pas tout, Chery suit à 122 843 unités. Ces deux constructeurs chinois cités et BYD dépassent les 118 068 ventes de Tesla
Cette percée n'a rien d'un feu de paille puisque les constructeurs chinois bâtissent leur présence sur place. L'usine hongroise de BYD située Szeged entre en production cette année. C'est aussi là-bas que la firme a installé son siège européen.
Depuis octobre 2024, l'Union européenne taxe les voitures électriques importées de Chine pour répliquer, ce qui les pousse encore plus à produire en Europe. Bruxelles étudie même une extension de ces taxes aux hybrides importés.
Une voiture d'un constructeur chinois assemblée sur le sol européen échappe à ces droits. Alfredo Altavilla, conseiller spécial de BYD en Europe, a posé l'ambition sans détour. "Nous voulons que BYD devienne un constructeur européen", a-t-il déclaré chez Bloomberg.
En clair, la stratégie chinoise cherche une implantation longue, pas un coup d'éclat. C'est notamment pour cette raison que BYD cherche à rejoindre le lobbying automobile européen. Même si les autres constructeurs sont frileux.
Désormais, reste aux constructeurs européens de répliquer. Citroën a déjà son offensive avec la fameuse 2CV électrique. On parle d'autres modèles plus accessibles comme la Renault 5 électrique ou encore la future Dacia Spring. Malheureusement, ces véhicules électriques risquent moins bien équipés que ceux de BYD. Le constructeur chinois a l'avantage niveau rapport qualité-prix.