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Test du Ninja CrushBOSS : trois appareils en un, et aucun ne déçoit
Ninja s’est taillé une solide réputation dans les cuisines avec ses airfryers, ses machines à glaces et ses blenders musclés. Avec le CrushBOSS, la marque de SharkNinja tente un exercice plus ambitieux : réunir en un seul système un blender pichet, un vrai robot culinaire et une gourde mixeuse à emporter, le tout piloté par une molette et un écran rond qui parlent français. Nous avons testé la version la plus complète, le LB401, celle qui embarque les trois récipients.
Au menu de nos semaines de test : des smoothies, un houmous, une pâte à gâteau, une pâte à gâteau, une Piña Colada sans alcool avec glaçons, des concombres et des carottes en rondelles, un cappuccino latte au lait végétal et même une préparation de glace aux fruits, comparée en direct avec mon Thermomix TM7 que j’utilise au quotidien.
Ouvrir la boîte du CrushBOSS, c’est déballer une petite cuisine : la base motorisée, la grande carafe de 2,1 L, le bol robot de 1,8 L avec son poussoir, la gourde de 710 mL, et toute la quincaillerie de lames, du bloc à six étages Total Crushing au disque MultiBlade réversible. Cela prend beaucoup de place, comme vous pouvez le voir plus bas.
La finition est soignée, dans un gris foncé mat qui assume de rester sur le plan de travail, et l’assemblage des récipients se fait d’un geste franc, avec un verrouillage rassurant.
Il faut toutefois le dire d’emblée : c’est encombrant. Avec 45 cm de haut et près de 42 cm de large une fois la carafe en place, la base réclame une vraie portion de plan de travail, et il faut encore trouver un placard pour les deux récipients qui ne servent pas, leurs lames et le disque. Ninja a beau vendre l’argument du trois-en-un qui remplace trois appareils, la place récupérée est surtout théorique si votre cuisine est petite. C’est le premier compromis de ce système, et le plus visible.
Un mot sur les six lames empilées de la carafe, la signature maison : réparties sur toute la hauteur, elles broient à tous les niveaux au lieu de laisser les glaçons flotter au-dessus d’une lame unique, propulsés vers le haut à chaque impulsion. C’est ce qui explique une bonne partie des résultats que nous détaillons plus bas.
Toute l’interface tient dans une molette surmontée d’un écran digital rond, entièrement en français. Et c’est une réussite : le système VesselDetect reconnaît le récipient que vous venez de verrouiller et n’affiche que les programmes pertinents. Installez la carafe, l’écran propose smoothies et glace pilée, posez le bol robot, il bascule sur le hachage, l’éminçage ou le pétrissage. Impossible de se tromper, et très didactique même si vous n’avez jamais utilisé de robot culinaire.
Trois philosophies cohabitent. SmoothSense est le mode confort absolu : on verse les ingrédients, y compris congelés, l’appareil les détecte et ajuste seul la vitesse, la puissance et la durée jusqu’à obtenir une texture lisse. PrepIQ fonctionne à l’envers : on choisit le résultat souhaité (smoothie, glace pilée, hachage grossier ou fin, éminçage) et la machine déroule le programme.
Enfin, le mode manuel et ses 10 vitesses permet de garder la main, du hachage par impulsions au mixage intensif. Dans les faits, SmoothSense a géré 90 % de nos préparations sans que nous ayons à réfléchir, et c’est exactement ce qu’on attend d’un appareil dit intelligent.
Seule absence à signaler : aucune connectivité. Pas d’application, pas de recettes synchronisées, pas de mise à jour. À l’heure où tout se connecte, certains y verront un manque. Nous y voyons plutôt une forme de bon sens pour un blender, l’écran embarqué suffisant largement à guider les préparations. Mais on aurait bien aimé avoir une application avec plein de recettes. Là, vous aurez un livret avec une dizaine de recettes fourni pour démarrer.