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Actualité : Le Soleil peut-il avaler une planète comme la Terre ? Il l'aurait déjà fait et ça expliquerait plusieurs mystères
Le Soleil est responsable de la vie sur Terre, mais peut-il avoir déjà détruit une planète ? C'est l'hypothèse d'une étude qui s'appuie sur plusieurs bizarreries de notre étoile et qui a le redoutable avantage de résoudre un profond mystère du Système solaire.
© Généré par Brice Haziza sur Banana - Une super-Terre aurait-elle été engloutie par le Soleil dans sa jeunesse ?
Les astronomes savent déjà qu'un jour le Soleil gonflera et dévorera Mercure, Vénus et probablement la Terre. Mais notre étoile peut-elle être un ogre qui aurait déjà avalé une planète rocheuse comme la Terre dans son jeune âge ?
Cette hypothèse audacieuse, et vaguement inquiétante, est développée dans une étude acceptée dans la prestigieuse revue Monthly Notices of the Royal Astronomical Society. D'après les recherches, il se pourrait que dans les entrailles du Soleil se cachent les indices de ce repas infanticide qui aurait le mérite de répondre à plusieurs énigmes du Système solaire.
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Depuis des décennies, les modèles standards de l'évolution stellaire se heurtent à des incohérences difficilement explicables lorsque l'on scrute notre étoile. D'une part, la surface du Soleil souffre d'un déficit chronique en lithium. Sa photosphère (sa surface) en contient nettement moins que ce que l'on trouvait dans son nuage de poussière et de gaz originel, et ce jusqu'à deux ordres de grandeur en moins.
D'autre part, l'héliosismologie — l'étude des ondes acoustiques traversant l'intérieur du Soleil — révèle un profil de vitesse du son anormal juste sous la zone de convection, qui ne coïncide pas avec les prédictions théoriques.
Une super-Terre aurait pu spiraler doucement vers le Soleil au début du Système solaire.
Pour expliquer ces anomalies, les chercheurs ont exploré l'hypothèse d'une collision primitive. Si le jeune Soleil a effectivement englouti un monde rocheux massif, cela suffirait à perturber durablement sa structure interne et sa composition. Les simulations informatiques montrent qu'une super-Terre d'environ 5 à 10 fois la masse de notre planète, formée très près de l'étoile avant de migrer en spirale vers elle, aurait pu être avalée en douceur tout en modifiant la répartition chimique des couches profondes.
En modélisant l'évolution du Soleil et en comparant les résultats avec des observations précises de son intérieur, nous constatons que l'ingestion d'une super-Terre pourrait aider à expliquer les divergences de longue date entre les modèles solaires standards et les observations
Ce scénario offre également une réponse pertinente à une grande interrogation des planétologues : l'absence de super-Terre dans notre voisinage immédiat, alors que ce type d'exoplanète abonde curieusement autour d'autres étoiles.