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Déjà en rupture de stock : comment la Ferrari Luce est devenue le nouveau caprice des milliardaires chinois
Cela faisait un moment que Ferrari annonçait l’arrivée de sa première voiture électrique, la Luce. La firme a levé le voile sur cette dernière en mai 2026, particulièrement attendue au tournant. Mais on ne peut pas vraiment dire que cette nouvelle Luce a réellement fait l’unanimité, bien au contraire. À vrai dire, les critiques ont rapidement fusé, portant notamment sur le design de la sportive. Ce dernier a été signé par Jony Ive et Marc Newson, qui ont notamment travaillé sur le style de l’iPhone et de l’Apple Watch.
Mais si les critiques ont été acerbes sur cette nouvelle arrivante dans le catalogue, le succès est tout de même au rendez-vous. C’est le cas en Chine, comme le rapporte le site Car News China. Tout juste lancée dans l’Empire du Milieu, la nouvelle Ferrari Luce plaît déjà beaucoup. Ainsi, seulement 88 exemplaires ont été attribués à ce marché, et ils ont déjà tous été vendus. Le tout alors que la voiture y est affichée à partir de 3 988 000 yuans, soit environ 514 320 euros.
Un tarif particulièrement élevé, tandis que de nombreux modèles déjà très haut de gamme peinent à dépasser la barre des 100 000 euros en Chine. Mais en réalité, ce succès en Asie n’a rien de réellement étonnant. Selon le même site, la Ferrari Luce n’aurait en fait pas été conçue pour séduire les clients européens.
Mais au contraire, elle s’adresserait directement aux acheteurs chinois. Et ce alors qu’Enrico Galliera, alors directeur marketing et commercial de la marque, avait déclaré que « le principal client ciblé est une personne qui possède déjà une voiture électrique ». Il a depuis été remplacé à ce poste fin juin 2026 par Massimiliano Di Silvestre, ex-patron de BMW Italie, dans la foulée de l’accueil mitigé réservé à la Luce.
Or, c’est justement le cas des automobilistes chinois, qui serait particulièrement visés par la firme au cheval cabré. Ferrari avait d’ailleurs déjà déclaré compter sur sa première auto électrique pour regagner des parts de marché en Chine. D’autant plus que dans le pays, les modèles zéro-émission (à l’échappement) sont exemptées de taxes à la consommation. De plus, ils peuvent obtenir bien plus rapidement une plaque d’immatriculation que les autos thermiques.
Cela change tout pour Ferrari, dont les voitures sportives essence sont soumises à un cumul de taxes pouvant atteindre 75 % en Chine. Par ailleurs, le constructeur est conscient d’une chose : dans ce pays, les clients cherchent avant tout à montrer leur statut social. Et quoi de mieux qu’une Ferrari pour y parvenir ? Or, cette nouvelle Luce a tous les atouts pour séduire les ultra-riches, comme l’avait expliqué un internaute sur Weibo. Ce dernier indique que « si je devais acheter une Ferrari pour faire mes courses, je choisirais probablement la Luce plutôt que l’Amalfi ».
Cette stratégie chinoise se heurte toutefois à une concurrence locale redoutable. Pour le prix d’une Luce, un acheteur chinois peut s’offrir plusieurs sportives électriques nationales comme la BYD Yangwang U9, plus puissante (près de 1 290 ch) et plus rapide sur le 0 à 100 km/h. Si la Ferrari se vend malgré tout, c’est qu’elle ne joue pas sur le même terrain : ses 88 acheteurs cherchent un symbole de statut, pas une fiche technique imbattable.
En effet, la sportive électrique représente « 4 millions de yuans sur roues », ce qui signifie que ses propriétaires font partie des 1 % les plus fortunés de Chine. Pour mémoire, cette nouvelle venue, que nous avions pu découvrir à sa révélation affiche une puissance de 1 050 chevaux pour 990 Nm de couple. Elle peut réaliser le 0 à 100 km/h en 2,5 secondes. Côté technique, elle embarque une batterie d’une capacité de 122 kWh, pour une autonomie de 530 kilomètres WLTP.
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