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Actualité : J'ai passé un mois avec le Samsung Galaxy Z Fold 8, et je ne l'ai presque jamais ouvert
Samsung a complètement repensé son smartphone pliant vedette. Après plusieurs semaines à l’utiliser au quotidien, revenir à un téléphone classique m’a pourtant fait regretter quelque chose que je n’avais absolument pas vu venir.
© Les Numériques - Un smartphone pliant que je n'ai presque pas déplié.
C’est avec beaucoup d’impatience, mêlée de crainte, que je me suis emparé du Samsung Galaxy Z Fold 8 après son passage dans nos labos. Au départ, j’ai joué le jeu du Fold : deux apps en simultané, mon fil d’actu Bluesky d’un côté, le navigateur de l’autre, grand écran ouvert au moindre prétexte. Puis, ma curiosité s’est calmée et mon usage réel a repris le dessus. Au bout de quelques jours, l’appareil est resté fermé presque tout le temps, sans que je m’en aperçoive.
La grande nouveauté de ce modèle tient moins à sa charnière qu’à ses proportions. Le cover display – comprenez l’écran externe – mesure seulement 5,5 pouces, un chiffre presque rétro en 2026 qui peut donner l’impression d’avoir choisi son téléphone dans une boutique de jouets. Mais son format 16:10 m’a poussé à reconsidérer la question. Fermé, le Fold 8 mesure environ 12,4 cm de haut et 8,2 cm de large : cette largeur rend le clavier bien plus agréable et permet un affichage plein écran de la galerie photo. Pour un vieux brisquard comme moi, pianoter avec deux pouces rappelle même les anciens BlackBerry.
Surtout, Samsung n’a pas traité cette dalle comme un écran de dépannage. L’afficheur monte en effet à 120 Hz avec un taux de rafraîchissement adaptatif, grâce à la technologie LTPO. Nos sondes ont par ailleurs relevé un pic lumineux à 2870 cd/m² et 1,01 cd/m² à son minimum, de quoi rester lisible en toute circonstance. Les vidéos tirent également parti de l'orientation paysage. J’ai plus souvent regardé des contenus sur ce "petit" écran, alors qu’il suffisait de l’ouvrir pour profiter d’une dalle de 7,6 pouces qui laisse cependant apparaître de larges barres noires.
Ce gabarit a néanmoins ses revers. À une main, l’usage n’est pas toujours évident et atteindre le bord opposé d’un seul pouce réclame une certaine souplesse. Le clavier grignote souvent une bonne partie de l’affichage et les flux de vidéos verticales apprécient moins ces proportions. Enfin, tenir ce petit pavé pour photographier demande un temps d’adaptation : quelques clichés ont subi un photobombing de la part de mon index. Heureusement, la gomme magique fait partie des outils de retouche par IA.
Probablement la meilleure façon de voir l'Odyssée de Christopher Nolan.
Cela ne veut pas dire que son écran interne est inutile. Pour consulter des sites web mal agencés, regarder un film dans les transports ou afficher plusieurs apps à la fois, c’est parfait. Samsung a d’ailleurs bien travaillé sur l’atténuation de la pliure centrale, le poids et la compacité de l’appareil, qui affiche 201 g sur la balance pour 4,5 mm d’épaisseur ouvert. Des dimensions qui ne l’empêchent pas d’accueillir une batterie de 4800 mAh assez endurante, grâce au silicium-carbone, une puce Qualcomm peu énergivore et une bonne optimisation logicielle.
Lancé à près de 2000 €, certains compromis me sont malgré tout restés en travers de la gorge. Le double module photo arrière de 50 Mpx est bon, mais l’absence de téléobjectif s’est rapidement faite sentir. Le film de protection de l’écran interne marque facilement, le capteur biométrique reste sur le côté, l’emplacement du port USB-C peut gêner certaines manettes sans-fil et les haut-parleurs mériteraient d’être mieux équilibrés. La disparition du Flex Mode est également un motif de fâcherie : utiliser l’appareil entrouvert sur une table, notamment pour un appel vidéo, devient moins évident.
C’est en reprenant mon smartphone habituel que la différence m’a sauté aux yeux. Malgré une diagonale plus grande, l’affichage me semblait soudain étroit : moins d’aisance pour écrire, des pages web plus tassées et des photos plus petites. Depuis des années, pour proposer de plus grandes dalles