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Smartphone à écran enroulable : Samsung prépare son Galaxy Z Slide pour 2028
Samsung accélère le développement d’un smartphone à écran enroulable, visant un lancement commercial pour le premier semestre 2028. Le projet, possiblement baptisé Galaxy Z Slide, répond à une érosion réelle des parts de marché du géant coréen sur les pliables.
L’écran qui se plie, tout le monde connaît. Celui qui se déroule, c’est une autre histoire. Samsung travaille activement sur un smartphone dont l’écran coulisse horizontalement pour atteindre une surface proche d’une tablette, selon Sammobile, qui relaie un rapport du quotidien économique coréen Maeil Business. La cible : un lancement dans la première moitié de 2028, potentiellement en parallèle de la gamme Galaxy S28. Ce n’est pas un brevet de plus jeté dans la nature : Samsung Display piloterait activement le projet, avec des spécifications déjà évoquées, notamment un écran de 10 pouces en 16:9 à 440 ppi. Sauf que derrière l’annonce technologique, il y a un contexte business qu’on ne peut pas ignorer.
Pendant des années, Samsung a régné quasi sans partage sur les pliables avant de se faire déborder par les Chinois. La tendance commence pourtant à s’inverser : sur le seul marché mondial des smartphones pliables, la part de Samsung est passée de 14 % au premier trimestre 2025 à 25 % au premier trimestre 2026, selon Counterpoint Research, tandis que le leader Huawei reculait de 54 % à 40 % sur la même période. Les constructeurs chinois ont longtemps comblé l’écart à une vitesse que peu anticipaient : charnières plus fines, écrans sans pli visible, batteries plus généreuses dans des châssis toujours plus compacts. Avec son projet de Galaxy Z Slide, Samsung entend bien ne plus laisser à personne le soin de dicter les règles.
Un smartphone enroulable changerait la donne, sur le papier du moins. Le principe : un écran souple enroulé autour d’un mécanisme interne, qui se déploie latéralement à la demande. Compact dans la poche, proche d’une tablette une fois l’écran déroulé, et sans la charnière centrale qui reste le talon d’Achille des pliables actuels. Le module photo servirait de guide mécanique pour l’extension du cadre, un détail d’ingénierie qui dit beaucoup sur la complexité du projet. Samsung a déjà montré des prototypes allant dans ce sens, notamment lors du CES 2023 avec le Flex Hybrid, et plus récemment à l’Unpacked Samsung 2026, où un concept à déploiement vertical avait été présenté.
Faire dérouler un écran des milliers de fois sans qu’il gondole, se craquelle ou perde en uniformité : c’est précisément là que ça coince. Les couches internes de l’écran, les rouleaux, la structure de support, tout doit fonctionner avec une précision horlogère tout en restant suffisamment fin pour tenir dans un smartphone. C’est un problème d’ingénierie autrement plus complexe que la charnière des pliables, qui a elle-même mis des années à atteindre un niveau de fiabilité acceptable.
Les noms qui circulent ajoutent à la confusion : Galaxy Z Rollable, Galaxy Z Slide, Galaxy Z Roll 5G selon les sources. Les spécifications varient aussi selon les brevets consultés, entre 10 et 12,4 pouces d’écran déployé. Certaines fuites évoquent même des capteurs de santé intégrés sous l’écran ou une technologie d’affichage holographique, des éléments qui relèvent davantage de la feuille de route à long terme que du produit 2028. À ce stade, prudence : un brevet n’est pas un bon de commande, et Samsung a l’habitude de déposer largement pour protéger ses options. Ce qui est plus solide, c’est la direction : Samsung mise sur l’innovation logicielle et matérielle pour creuser l’écart avec une concurrence qui a rattrapé son retard sur le hardware pur.
Un écran enroulable commercialisé en 2028 représenterait une vraie rupture de format, la première depuis que les pliables ont normalisé l’idée d’un écran qui se plie. Mais Samsung devra convaincre sur deux fronts simultanément : la fiabilité mécanique d’abord, le prix ensuite. Le Galaxy Z TriFold a montré qu’on pouvait vendre très cher un objet techni